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Politique de confidentialité Loi 25 : modèle et points à vérifier

Par Samad Mokrini, fondateur d'IT Cares (depuis 2014) · Mis à jour le 2 novembre 2026

Document de politique de confidentialité protégé par un cadenas
Une politique de confidentialité claire, publiée sur votre site, est une bonne pratique de transparence et une attente raisonnable des clients. Les obligations exactes de contenu et de publication doivent être validées par un juriste. Voici un plan de modèle et les points techniques à vérifier.

Ce que l'on sait, et ce que l'on ne peut pas affirmer

La politique de confidentialité Loi 25 est l'un des sujets où l'on lit le plus d'affirmations contradictoires. Nous préférons être clairs sur notre niveau de certitude. Ce que les sources officielles confirment : la loi s'applique à toutes les entreprises privées qui collectent des renseignements personnels, sans exemption pour les PME, et la Commission d'accès à l'information (CAI) exige de publier le titre et les coordonnées du responsable de la protection des renseignements personnels sur le site de l'entreprise.

Ce que nous ne pouvons pas affirmer avec certitude : le contenu exact obligatoire d'une politique et si elle doit absolument être affichée sur le site. Les sources consultées divergent. Dans cet article, nous marquons donc chaque point comme « à confirmer » ou « bonne pratique » quand c'est le cas, et nous vous invitons à faire valider l'ensemble par un avocat en protection des renseignements personnels.

Les dates de mise en vigueur sont sur Québec.ca : à partir du 22 septembre 2022, la plupart des dispositions depuis le 22 septembre 2023, avec un déploiement par étapes jusqu'en 2024.

Pourquoi en publier une quand même

Même sans trancher la question légale, plusieurs raisons plaident pour une politique claire et accessible depuis le pied de page :

Avant d'écrire : l'inventaire

Une politique juste commence par la connaissance de vos collectes. Listez : formulaires de contact et de rendez-vous, infolettre, comptes clients, paiements, clavardage, témoins et pixels, prestataires qui reçoivent des données (hébergeur, courriel, CRM). Pour les témoins, voyez notre article sur le bandeau de cookies et la Loi 25 : la politique et le bandeau doivent décrire les mêmes outils.

Pile de documents de politique de confidentialité avec un cadenas lumineux au-dessus

Plan de modèle : les rubriques usuelles

Le tableau ci-dessous présente une structure type. Le statut indique notre niveau de certitude : « confirmé » quand une source officielle l'appuie, « bonne pratique » sinon.

RubriqueContenuStatut
ResponsableTitre et coordonnées du responsable de la protection des renseignements personnelsPublication sur le site : confirmé par la CAI
Renseignements collectésTypes de renseignements (nom, courriel, téléphone, adresse IP, etc.)Bonne pratique
FinalitésÀ quoi servent ces renseignementsBonne pratique
Outils et tiersAnalytique, publicité, hébergement, paiement, courrielBonne pratique
Hors QuébecCommunication de renseignements à l'extérieur du QuébecUne évaluation des facteurs relatifs à la vie privée précède cette communication selon la CAI; mention dans la politique : bonne pratique
ConservationDurée et mode de destructionBonne pratique
Vos droitsAccès, rectification, retrait du consentement, comment les exercerBonne pratique à faire valider
IncidentsEngagement d'aviser en cas de risque de préjudice sérieuxL'avis à la CAI et aux personnes est confirmé; sa mention dans la politique : bonne pratique
Mise à jourDate de dernière révisionBonne pratique

Rédiger chaque rubrique en langage clair

Le responsable

Indiquez le titre de la personne et un moyen de la joindre, par exemple une adresse courriel dédiée comme « confidentialite@ » suivie de votre domaine. Un article complet y est consacré : quoi publier au sujet du responsable de la protection des renseignements personnels.

Les renseignements collectés

Soyez concret. Au lieu de « données de navigation », écrivez : « adresse IP, type d'appareil, pages visitées ». Au lieu de « coordonnées », précisez : « nom, courriel, numéro de téléphone saisis dans le formulaire de contact ».

Les finalités

Une phrase par finalité suffit : répondre à une demande, planifier un rendez-vous, envoyer l'infolettre, mesurer l'audience du site. Évitez les finalités vagues comme « améliorer nos services » sans autre précision.

Les outils tiers

Nommez les fournisseurs principaux et leur rôle. Une politique qui dit « aucun tiers » alors qu'un pixel publicitaire est installé crée un écart que n'importe quel visiteur technique peut constater.

Les droits des personnes

Expliquez comment demander l'accès à ses renseignements ou leur correction, à qui s'adresser et dans quel délai vous vous engagez à répondre. Faites valider les délais et les modalités par un juriste avant de promettre quoi que ce soit.

Consultation d'une heure par Google Meet : accès sécurisé et audit complet. Dans les jours suivants, sous mandat signé, nous mettons en place le volet Loi 25, puis nous livrons un rapport écrit complet dans les 7 jours ouvrables suivant la consultation.

Réserver ma consultation de 1 h: 1 499 $

Les points techniques à vérifier sur le site

Une politique n'est utile que si elle est visible et fidèle. Voici une vérification côté technique, que nous pouvons faire pour vous dans le cadre d'un mandat :

  • Un lien « Politique de confidentialité » dans le pied de page de toutes les pages.
  • Un lien vers la politique près de chaque formulaire qui collecte des renseignements.
  • La page est indexable, rapide, lisible sur mobile et sans erreur de chargement.
  • Les outils décrits dans la politique correspondent à ceux qui s'exécutent réellement.
  • Le bandeau de consentement renvoie vers la politique.
  • La date de dernière mise à jour est affichée.
  • Le titre et les coordonnées du responsable sont accessibles sur le site.
  • Les anciennes versions sont archivées avec leur date.

Le piège des formulaires

Un formulaire de contact en apparence anodin envoie parfois ses données à un service externe (automatisation, CRM, courriel transactionnel). Chacun de ces services est un tiers à mentionner. Notre vérification technique consiste précisément à suivre le chemin de chaque donnée, de la saisie jusqu'à sa destination.

Le piège des sites vulnérables

Une politique impeccable sur un site compromis perd son sens. Selon Patchstack, 11 334 nouvelles vulnérabilités WordPress ont été recensées en 2025, environ 91 % dans des extensions. Un formulaire exposé par une extension désuète illustre le risque : selon la CAI, un incident de confidentialité présentant un risque de préjudice sérieux exige d'aviser la CAI et les personnes concernées, et de tenir un registre.

Exemple de formulation (à adapter et à faire valider)

Voici le genre de phrases claires qu'on retrouve dans une politique de PME. Ce sont des exemples de ton, pas du texte juridique validé.

Cas fictifs de PME québécoises

Un cabinet de comptabilité à Québec

Le cabinet a un site vitrine avec formulaire de contact et un portail de dépôt de documents fourni par un tiers. Sa politique d'origine, copiée sur un site français, ne mentionnait ni le portail ni l'hébergement. La correction a consisté à inventorier les flux, nommer le fournisseur du portail et désigner un responsable.

Une boutique en ligne à Montréal

La boutique utilisait deux pixels publicitaires et une infolettre. La politique parlait seulement des « cookies ». Après inventaire, elle décrit maintenant les outils, leur finalité et la façon de gérer le consentement.

Un plombier à Gatineau

Un site simple, avec un formulaire de soumission. La politique tient sur une page courte : ce qui est collecté, pourquoi, qui y a accès, comment joindre le responsable. Preuve qu'une politique courte et fidèle vaut mieux qu'un texte long et inexact. Ces trois cas sont fictifs.

Ce que la politique ne remplace pas

Une politique est un document de transparence. Elle ne remplace pas : la désactivation par défaut des technologies de profilage (CAI), l'évaluation des facteurs relatifs à la vie privée avant un projet de système d'information ou une communication hors Québec, le registre des incidents, ni la sécurité technique du site. Les risques d'une absence de démarche sont décrits dans notre article sur les sanctions prévues par la Loi 25 pour une PME, avec les plafonds exprimés comme des maximums et non comme des attentes.

Par où commencer

  1. Faites l'inventaire de vos collectes et de vos outils tiers.
  2. Rédigez en langage clair les rubriques du tableau ci-dessus.
  3. Faites relire par un avocat en protection des renseignements personnels.
  4. Publiez, liez depuis le pied de page et les formulaires, datez.
  5. Révisez à chaque changement et au moins une fois par an.

Si vous souhaitez que quelqu'un vérifie le côté technique, de l'inventaire des flux à la cohérence avec le bandeau, appelez-nous au 1 (888) 711-9428.

Le rapport écrit complet est livré dans les 7 jours ouvrables suivant la consultation. Si des problèmes sont trouvés, une deuxième rencontre sans frais permet d'en discuter librement. Ce service ne constitue pas un avis juridique.

Réserver ma consultation de 1 h: 1 499 $

Questions fréquentes

Une politique de confidentialité est-elle obligatoire sur mon site ?

Les sources que nous avons consultées ne s'accordent pas sur le contenu exact et sur l'obligation de la publier en ligne. Nous la présentons comme une bonne pratique et une attente courante, à faire valider par un avocat spécialisé.

Puis-je copier la politique d'un concurrent ?

Ce n'est pas recommandé : elle décrit ses outils et ses pratiques, pas les vôtres. Une politique inexacte est pire qu'une politique simple mais fidèle.

Que doit contenir une politique de confidentialité ?

Typiquement : les renseignements collectés, les finalités, les outils tiers, la durée de conservation, les droits d'accès et de rectification, le responsable et ses coordonnées. Cette liste est une bonne pratique, pas une liste légale validée.

À quelle fréquence la mettre à jour ?

À chaque changement d'outil, de formulaire ou de pratique, et au moins une fois par an.

Votre service garantit-il que mon site est conforme ?

Non. Ce service ne constitue pas un avis juridique et ne garantit pas la conformité légale. Nous corrigeons et documentons les éléments techniques du mandat signé.