Sécuriser son Réseau Wi-Fi à la Maison : Guide Complet 2026

Sécuriser son réseau Wi-Fi à la maison — guide complet 2026

Comment sécuriser son réseau Wi-Fi à la maison ? Changez le mot de passe administrateur par défaut du routeur, activez le chiffrement WPA3 (ou WPA2 si WPA3 est indisponible), créez un mot de passe Wi-Fi fort et unique, désactivez le WPS, et créez un réseau invité séparé pour les visiteurs et les appareils intelligents connectés à la maison.

Ce guide s'adresse à toute personne qui souhaite protéger son domicile numérique de façon proactive, avant qu'un problème ne survienne — pas après. Entre le télétravail devenu permanent pour des millions de foyers, la multiplication des caméras, thermostats, ampoules et haut-parleurs connectés, et la simple réalité que chaque appareil relié à votre réseau constitue une porte d'entrée potentielle, la sécurité Wi-Fi domestique n'est plus un sujet réservé aux entreprises. Nous couvrons ici pourquoi cette sécurité compte davantage qu'avant, une checklist complète et concrète en dix étapes, le concept de segmentation réseau expliqué simplement, les signes d'un réseau déjà compromis, la sécurité Wi-Fi en contexte de télétravail, et les erreurs les plus fréquentes à éviter. Nos techniciens certifiés appliquent cette même rigueur lorsqu'ils configurent un réseau Wi-Fi résidentiel ou déploient des mesures de cybersécurité pour des clients à Montréal et ailleurs au Québec.

Un guide de prévention, pas de crise

Ce guide part du principe que votre réseau fonctionne normalement aujourd'hui et vise à le renforcer avant qu'un incident ne survienne. Si vous soupçonnez au contraire que votre réseau est déjà compromis en ce moment, consultez d'abord la section plus bas sur les signes d'une intrusion, ainsi que notre guide Ordinateur Piraté ? 15 Signes Qui Ne Trompent Pas pour une démarche de vérification plus poussée.

Pourquoi la sécurité Wi-Fi à la maison compte plus qu'avant

Il y a dix ans, un réseau Wi-Fi domestique typique reliait un ordinateur, peut-être deux téléphones et une imprimante. Le pire scénario en cas de mot de passe faible se limitait généralement à un voisin qui empruntait un peu de bande passante. Ce contexte a changé de façon radicale, pour trois raisons concrètes qui touchent la majorité des foyers québécois en 2026.

Le télétravail a transformé le réseau domestique en périmètre professionnel

Des millions de personnes accèdent désormais à des courriels d'entreprise, des documents confidentiels, des systèmes de facturation ou des dossiers clients directement depuis leur réseau Wi-Fi résidentiel. Ce même réseau qui protège autrefois seulement des photos de famille et des séries en diffusion en continu porte maintenant, une bonne partie de la semaine, une responsabilité professionnelle réelle. Un réseau domestique mal sécurisé n'expose plus seulement la vie privée d'un foyer — il peut devenir le point d'entrée le plus faible d'une chaîne qui remonte jusqu'à l'employeur.

La multiplication des appareils domotiques connectés (IoT)

Caméras de surveillance, sonnettes intelligentes, thermostats, ampoules, prises connectées, haut-parleurs intelligents, téléviseurs, aspirateurs robots, moniteurs pour bébé : le foyer moyen compte aujourd'hui plusieurs dizaines d'appareils connectés à Internet, contre une poignée il y a une décennie. Ces appareils, souvent conçus pour la commodité et le prix plutôt que pour la sécurité, reçoivent rarement des mises à jour régulières une fois achetés, et certains sont livrés avec des identifiants par défaut jamais changés par l'acheteur.

Chaque appareil connecté est une porte d'entrée potentielle

C'est le principe le plus important à retenir : la sécurité d'un réseau Wi-Fi ne dépend pas seulement du mot de passe utilisé pour s'y connecter, mais de la sécurité de chaque appareil qui y est relié. Une caméra de surveillance bon marché avec un mot de passe d'usine jamais changé, connectée au même réseau qu'un ordinateur contenant des déclarations de revenus ou des accès bancaires, offre potentiellement à un attaquant un chemin détourné pour atteindre ce dernier — même si le mot de passe Wi-Fi principal est irréprochable. C'est précisément ce risque que la segmentation réseau, abordée plus loin dans ce guide, permet de réduire concrètement.

Checklist de sécurisation : les dix étapes essentielles

Voici la marche à suivre complète pour sécuriser un réseau Wi-Fi domestique, dans un ordre logique. La plupart de ces réglages se trouvent dans l'interface d'administration du routeur, généralement accessible depuis un navigateur web en tapant son adresse IP locale (souvent 192.168.0.1 ou 192.168.1.1, indiquée dans le manuel du fabricant ou sur une étiquette sous l'appareil).

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Changer le mot de passe administrateur par défaut du routeur

Ce mot de passe protège l'accès à la configuration complète du routeur — un privilège bien plus large que le simple mot de passe Wi-Fi utilisé pour se connecter au réseau. Les réglages d'usine (souvent « admin » / « admin » ou un mot de passe imprimé sur l'appareil) sont connus ou devinables, et doivent être remplacés dès la première utilisation par un mot de passe robuste et unique.

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Utiliser le chiffrement WPA3, ou WPA2 si WPA3 n'est pas disponible

Dans les réglages sans-fil, sélectionnez WPA3 si le routeur et les appareils connectés le supportent tous. À défaut, WPA2 avec chiffrement AES reste une option solide et largement compatible. Les protocoles plus anciens (WEP, WPA original) doivent être bannis : ils peuvent être compromis en quelques minutes avec des outils librement accessibles.

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Créer un mot de passe Wi-Fi fort et unique

Visez au moins 16 caractères combinant majuscules, minuscules, chiffres et symboles, sans réutiliser un mot de passe employé ailleurs. Une phrase de passe composée de plusieurs mots sans lien logique entre eux (par exemple assemblant un objet, une couleur, un chiffre et un lieu) reste facile à retenir tout en étant très difficile à deviner ou à casser par force brute.

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Désactiver le WPS (Wi-Fi Protected Setup)

Cette fonction, censée simplifier la connexion d'un nouvel appareil par bouton-poussoir ou code PIN, comporte des failles bien documentées permettant de contourner un mot de passe Wi-Fi pourtant robuste. Elle doit être désactivée dans les réglages du routeur, sauf besoin ponctuel très précis, immédiatement réactivé puis redésactivé après usage.

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Créer un réseau invité séparé pour les visiteurs et les appareils IoT

La quasi-totalité des routeurs récents proposent un réseau Wi-Fi invité isolé du réseau principal. Ce réseau secondaire doit accueillir les visiteurs occasionnels et l'ensemble des appareils intelligents du domicile, pour qu'aucun d'entre eux n'ait un accès direct aux ordinateurs et téléphones qui contiennent des données sensibles. Ce point, central pour la sécurité moderne d'un foyer connecté, est détaillé dans la section suivante sur la segmentation réseau.

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Mettre à jour le firmware du routeur régulièrement

Le fabricant publie des mises à jour de micrologiciel qui corrigent des failles de sécurité découvertes après la mise en marché. Vérifiez manuellement la présence de mises à jour tous les quelques mois, dans le menu de gestion du routeur, ou activez les mises à jour automatiques lorsque l'appareil le propose — c'est le réglage le plus souvent oublié une fois le routeur installé et fonctionnel.

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Désactiver la gestion à distance si elle n'est pas nécessaire

Cette fonction permet d'accéder à l'interface d'administration du routeur depuis Internet, et non plus seulement depuis le réseau local. À moins d'un besoin technique précis, elle doit rester désactivée : activée sans raison, elle expose la configuration complète du réseau à des tentatives d'accès venant de n'importe où dans le monde.

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Changer le nom du réseau (SSID) par défaut

Le nom affiché par défaut révèle souvent la marque et le modèle du routeur, une information utile à un attaquant qui chercherait des failles connues propres à cet équipement. Remplacez-le par un nom neutre, sans y indiquer votre nom de famille, votre numéro de porte ou toute autre information identifiante — l'objectif est la discrétion, pas l'originalité.

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Désactiver l'UPnP (Universal Plug and Play) si non nécessaire

L'UPnP permet aux appareils du réseau d'ouvrir automatiquement des ports vers Internet sans intervention manuelle — pratique pour certains jeux vidéo ou logiciels, mais aussi exploitable par un maliciel déjà présent sur un appareil du réseau pour créer discrètement des ouvertures non désirées. Désactivez cette fonction sauf besoin clairement identifié et documenté.

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Positionner le routeur pour limiter la portée hors du domicile

Un routeur placé près d'une fenêtre ou d'un mur extérieur projette une partie de son signal bien au-delà des murs du domicile. Le rapprocher du centre de la maison réduit la portée captable depuis la rue ou un logement voisin, diminuant d'autant les occasions pour un tiers non autorisé de simplement tenter une connexion sans même devoir s'approcher physiquement.

Ces dix étapes demandent généralement moins d'une heure au total pour un foyer équipé d'un routeur standard, et n'ont pas besoin d'être refaites en entier ensuite — seules les mises à jour de firmware et la vérification périodique des appareils connectés méritent une attention récurrente.

Comprendre les protocoles de chiffrement Wi-Fi en un coup d'œil

Le choix du protocole de chiffrement (étape 2 de la checklist) mérite un mot d'explication, car le vocabulaire — WEP, WPA, WPA2, WPA3 — prête facilement à confusion pour qui ne s'y connaît pas particulièrement en réseautique.

ProtocoleNiveau de sécuritéRecommandation
WEPTrès faible — cassable en quelques minutes avec des outils gratuitsÀ bannir complètement, même si proposé par un appareil ancien
WPA (original)Faible — vulnérabilités connues et documentées depuis longtempsÀ éviter, considéré obsolète
WPA2 (avec chiffrement AES)Bon — largement éprouvé et compatible avec presque tous les appareilsAcceptable si WPA3 n'est pas disponible sur l'équipement
WPA3Excellent — chiffrement le plus robuste actuellement disponible pour le grand publicÀ privilégier dès que le routeur et les appareils connectés le supportent tous

Un détail pratique mérite l'attention : certains routeurs proposent un mode mixte « WPA2/WPA3 » pour maintenir la compatibilité avec des appareils plus anciens qui ne supportent pas encore WPA3. Ce mode constitue un compromis raisonnable en attendant de renouveler ces appareils plus anciens, plutôt que de forcer l'ensemble du réseau à revenir au niveau de sécurité le plus faible du parc d'appareils.

Cette liste vous semble longue ou technique ?

Nos techniciens certifiés IT Cares peuvent appliquer l'ensemble de cette checklist à distance ou à domicile, en configurant votre routeur, votre réseau invité et vos appareils intelligents correctement en une seule intervention.

Segmenter son réseau : pourquoi isoler les appareils intelligents

Le terme « segmentation réseau » sonne technique, mais l'idée derrière est simple à comprendre : plutôt que de faire cohabiter tous les appareils du domicile sur un seul et même réseau, on les répartit sur des réseaux distincts selon leur niveau de confiance. C'est l'équivalent numérique de garder les clés de la maison et les clés du cabanon de jardin sur deux trousseaux séparés — un visiteur ou un livreur qui obtient l'accès au cabanon ne devrait jamais, par le fait même, obtenir aussi les clés de la porte d'entrée.

Le problème d'un réseau unique pour tout

Sur un réseau Wi-Fi domestique classique, un ordinateur portable contenant des documents fiscaux, un téléphone avec des applications bancaires, et une caméra de surveillance bon marché achetée en ligne se trouvent souvent tous connectés au même réseau, capables en théorie de communiquer entre eux. Si cette caméra contient une faille de sécurité — un scénario fréquent pour les appareils IoT d'entrée de gamme rarement mis à jour — un attaquant qui en prend le contrôle pourrait potentiellement l'utiliser comme point de départ pour observer ou atteindre les autres appareils du même réseau.

Comment fonctionne un réseau invité en pratique

Un réseau Wi-Fi invité, activable dans les réglages de la majorité des routeurs récents, crée un second nom de réseau (SSID) avec son propre mot de passe, qui partage la même connexion Internet que le réseau principal mais reste isolé de celui-ci au niveau local. Concrètement, un appareil connecté au réseau invité peut naviguer sur Internet normalement, mais ne peut pas « voir » ni communiquer directement avec les appareils connectés au réseau principal. C'est exactement la barrière recherchée pour les appareils domotiques et les visiteurs occasionnels.

Une règle simple à appliquer

La règle pratique la plus simple à retenir : le réseau principal accueille uniquement les appareils qui contiennent ou accèdent à des données sensibles — ordinateurs, téléphones personnels, tablettes utilisées pour les finances ou le travail. Le réseau invité accueille tout le reste — visiteurs, caméras, ampoules, prises connectées, téléviseurs intelligents, consoles de jeu, moniteurs pour bébé et tout appareil domotique acheté récemment. Cette seule règle, appliquée une fois lors de la configuration initiale, réduit considérablement l'impact potentiel d'un appareil IoT compromis, sans exiger de compétence technique avancée ni de matériel supplémentaire dans la plupart des foyers.

Un investissement ponctuel, un bénéfice continu

Contrairement à d'autres mesures de sécurité qui demandent une attention répétée, la segmentation réseau se configure une seule fois et continue de protéger le foyer automatiquement par la suite. Chaque nouvel appareil intelligent acheté n'a ensuite qu'à être connecté au réseau invité plutôt qu'au réseau principal — un réflexe simple à adopter dès le déballage de l'appareil.

Sécuriser aussi les appareils connectés, pas seulement le routeur

La segmentation réseau réduit l'impact d'un appareil compromis, mais elle ne remplace pas la sécurisation de chaque appareil pris individuellement. Un routeur parfaitement configuré ne protège pas grand-chose si les appareils qui s'y connectent conservent tous leurs réglages d'usine.

Changer les identifiants par défaut de chaque appareil intelligent

Caméras, sonnettes, thermostats et prises connectées sont souvent livrés avec un nom d'utilisateur et un mot de passe par défaut, parfois identiques pour tous les appareils d'un même modèle vendus dans le monde entier. Ces identifiants figurent fréquemment dans des listes publiques utilisées par des logiciels automatisés qui scannent Internet à la recherche d'appareils non configurés. Chaque appareil domotique devrait recevoir, dès l'installation, un mot de passe unique — jamais celui du Wi-Fi, jamais celui d'un autre appareil.

Privilégier des marques qui offrent un support à long terme

Un appareil domotique très économique, mais dont le fabricant cesse de publier des mises à jour après quelques mois, devient une faille de sécurité permanente bien avant la fin de sa durée de vie physique. Avant l'achat, vérifier rapidement si le fabricant a un historique de mises à jour régulières pour ses produits précédents donne une bonne indication de ce à quoi s'attendre pour l'appareil considéré.

Désactiver les fonctions non utilisées

Un moniteur pour bébé avec micro et caméra qui reste actif en permanence, une télévision intelligente dont le microphone d'assistant vocal n'est jamais utilisé, ou une caméra de sécurité avec un accès à distance jamais consulté : chaque fonction active mais inutilisée représente une surface d'attaque supplémentaire sans bénéfice réel pour le foyer. Désactiver dans les réglages de chaque appareil les fonctions superflues — micro, caméra, accès distant, partage de données avec des tiers — réduit d'autant les points d'entrée possibles.

Appliquer les mises à jour des applications compagnes

La plupart des appareils domotiques se gèrent via une application mobile dédiée, elle-même mise à jour périodiquement. Garder cette application à jour garantit non seulement l'accès aux dernières fonctionnalités, mais aussi aux correctifs de sécurité qui protègent la communication entre le téléphone et l'appareil connecté.

Le cas particulier des caméras et moniteurs

Les appareils dotés d'une caméra ou d'un micro méritent une attention particulière, car une compromission touche directement la vie privée du foyer plutôt que seulement des données. Pour ces appareils en particulier, un mot de passe unique et robuste, une mise à jour à jour et, lorsque possible, une authentification à deux facteurs sur le compte associé constituent des mesures non négociables.

Comment savoir si son Wi-Fi est déjà compromis

Ce guide est avant tout préventif, mais il est utile de reconnaître les signes qui suggèrent qu'un réseau est peut-être déjà compromis, afin d'agir rapidement plutôt que de continuer à appliquer des mesures préventives sur un réseau déjà infiltré.

Si l'un de ces signes se présente, la priorité immédiate est de changer le mot de passe administrateur du routeur et le mot de passe Wi-Fi, puis de vérifier soigneusement la liste des appareils connectés. Pour une démarche de vérification plus complète, incluant les signes d'un ordinateur individuellement compromis plutôt que seulement le réseau, notre guide Ordinateur Piraté ? 15 Signes Qui Ne Trompent Pas détaille les indices à surveiller poste par poste.

Sécurité Wi-Fi en télétravail : ce qui change quand le bureau devient la maison

Le télétravail ajoute une couche de responsabilité supplémentaire à la sécurité d'un réseau Wi-Fi domestique : ce même réseau qui protège désormais la vie privée du foyer porte aussi, une partie de la semaine, des accès professionnels à des systèmes d'entreprise.

Utiliser le VPN d'entreprise fourni

Un VPN d'entreprise, lorsqu'il est fourni par l'employeur, chiffre la communication entre l'appareil de travail et les systèmes internes de l'organisation, ajoutant une couche de protection indépendante de la sécurité du routeur lui-même. Il doit être activé systématiquement pour tout accès à des ressources professionnelles depuis le domicile, en complément — jamais en remplacement — des mesures de sécurisation du réseau Wi-Fi décrites plus haut dans ce guide.

Séparer autant que possible réseau professionnel et réseau personnel

Lorsque c'est possible, connecter l'appareil de travail au réseau principal réservé aux données sensibles plutôt qu'au réseau invité, tout en gardant les appareils personnels et familiaux (jeux, streaming, appareils des enfants) sur un réseau distinct, réduit les occasions de croisement accidentel entre usage professionnel et usage personnel non lié au travail. Certains foyers avec des besoins professionnels soutenus vont plus loin en dédiant un réseau Wi-Fi entièrement séparé, avec son propre nom et mot de passe, exclusivement à l'usage professionnel.

Notre guide dédié Cybersécurité Télétravail : Guide Complet approfondit l'ensemble des mesures à adopter en contexte de travail à distance, au-delà du seul réseau Wi-Fi — gestion des appareils, authentification, sauvegardes et bonnes pratiques quotidiennes.

Une entreprise avec des employés en télétravail ?

IT Cares accompagne les PME québécoises dans la sécurisation de leurs équipes en télétravail, du déploiement de VPN d'entreprise jusqu'aux politiques de sécurité applicables au domicile des employés. Nos techniciens certifiés interviennent aussi directement chez vos employés lorsque requis.

Erreurs courantes à éviter

Au-delà de la checklist elle-même, certaines habitudes reviennent fréquemment et réduisent l'efficacité même des bonnes mesures déjà en place.

Garder les paramètres par défaut « parce que ça fonctionne »

Un routeur fonctionne parfaitement avec ses réglages d'usine — c'est justement le problème. Le fait qu'une connexion Internet fonctionne sans encombre ne renseigne absolument rien sur le niveau de sécurité réel du réseau. Beaucoup de foyers ne touchent jamais aux réglages de leur routeur après l'installation initiale par le technicien du fournisseur Internet, ce qui laisse souvent en place un mot de passe administrateur, un SSID et parfois même un chiffrement par défaut jamais révisés.

Réutiliser le même mot de passe partout

Utiliser le même mot de passe pour le Wi-Fi, le compte courriel, une plateforme bancaire et divers services en ligne signifie qu'une seule fuite de données chez n'importe lequel de ces services expose potentiellement tous les autres, réseau Wi-Fi domestique inclus. Un gestionnaire de mots de passe permet de maintenir des mots de passe uniques et robustes pour chaque usage sans avoir à tous les mémoriser.

Ignorer les mises à jour de firmware

Un routeur, une fois installé, disparaît généralement de l'attention quotidienne du foyer — jusqu'à ce qu'il cesse de fonctionner correctement. Les mises à jour de micrologiciel corrigent pourtant des failles de sécurité réelles, parfois activement exploitées par des logiciels malveillants qui scannent Internet à la recherche d'appareils non mis à jour. Un routeur âgé de plusieurs années sans aucune mise à jour appliquée constitue l'une des failles de sécurité domestique les plus fréquentes et les plus faciles à corriger.

Un routeur trop ancien ne reçoit parfois plus de mises à jour du tout

Certains fabricants cessent de publier des mises à jour de sécurité pour les modèles de routeurs plus anciens, généralement après quelques années sur le marché. Si votre routeur ne propose plus aucune mise à jour disponible depuis longtemps malgré des failles connues affectant son modèle, son remplacement mérite d'être considéré comme une mesure de sécurité à part entière, et non seulement comme une question de performance.

Faut-il changer de routeur, et un système mesh est-il justifié

La checklist présentée plus haut s'applique à la grande majorité des routeurs, qu'ils soient fournis par le fournisseur Internet ou achetés séparément. Mais certaines situations justifient un changement d'équipement plutôt qu'un simple ajustement des réglages existants.

Les signes qu'il est temps de remplacer son routeur

Routeur unique ou système Wi-Fi mesh

Un système Wi-Fi mesh utilise plusieurs points d'accès répartis dans le domicile plutôt qu'un seul routeur central, ce qui améliore généralement la couverture dans les maisons de plusieurs étages ou aux plans de plancher complexes. Du point de vue de la sécurité, un système mesh moderne offre habituellement les mêmes options essentielles qu'un bon routeur unique — WPA3, réseau invité, mises à jour automatiques — présentées dans une application mobile souvent plus simple à utiliser qu'une interface web de routeur traditionnelle. Le choix entre les deux dépend donc surtout de la taille et de la disposition du domicile, pas d'un compromis de sécurité à faire.

Dans tous les cas, qu'il s'agisse d'un routeur unique ou d'un système mesh, l'ensemble des dix étapes de la checklist présentée plus haut demeure applicable et pertinent.

Questions fréquentes — Sécuriser son réseau Wi-Fi à la maison

Comment sécuriser son réseau Wi-Fi à la maison ?

Pour sécuriser un réseau Wi-Fi à la maison, changez le mot de passe administrateur par défaut du routeur, activez le chiffrement WPA3 (ou WPA2 si WPA3 est indisponible), créez un mot de passe Wi-Fi fort et unique, désactivez le WPS, et créez un réseau invité séparé pour les visiteurs et les appareils intelligents connectés.

WPA2 ou WPA3, lequel choisir pour son réseau Wi-Fi domestique ?

WPA3 est le standard de chiffrement le plus récent et le plus robuste, et devrait être privilégié dès que le routeur et les appareils connectés le supportent tous. WPA2 avec chiffrement AES demeure une option acceptable et largement répandue si WPA3 n'est pas disponible sur l'équipement. Les protocoles plus anciens comme WEP ne doivent jamais être utilisés, car ils peuvent être cassés en quelques minutes.

Changer le nom (SSID) par défaut de mon réseau Wi-Fi suffit-il à le sécuriser ?

Non. Changer le SSID par défaut évite de révéler la marque et le modèle du routeur à un attaquant potentiel, mais ne remplace en aucun cas un mot de passe fort, le chiffrement WPA3 ou WPA2, et les autres mesures de la checklist. C'est une mesure complémentaire utile, pas une protection à elle seule.

Faut-il vraiment désactiver le WPS sur mon routeur ?

Oui, dans la grande majorité des cas. Le WPS, conçu pour simplifier la connexion d'un nouvel appareil, comporte des failles connues et documentées qui permettent de contourner un mot de passe Wi-Fi pourtant robuste en devinant le code PIN utilisé par cette fonction. Le désactiver élimine ce point d'entrée sans affecter l'usage normal du réseau.

Un réseau invité ralentit-il ma connexion Internet principale ?

Un réseau invité partage la même connexion Internet que le réseau principal, mais reste isolé au niveau de l'accès aux autres appareils du domicile. Sur la majorité des routeurs modernes, cette isolation n'entraîne aucun ralentissement notable de la bande passante, sauf si de nombreux appareils gourmands sont connectés simultanément sur les deux réseaux.

Comment savoir si quelqu'un utilise mon Wi-Fi sans autorisation ?

Les signes les plus courants incluent un ralentissement inexpliqué de la connexion Internet, des appareils inconnus qui apparaissent dans la liste des appareils connectés visible dans l'interface d'administration du routeur, et des changements de réglages (mot de passe, SSID, ports ouverts) que personne dans le domicile n'a effectués.

Un VPN protège-t-il mon réseau Wi-Fi domestique ?

Un VPN chiffre le trafic entre un appareil et Internet, ce qui protège la confidentialité des données en transit, mais ne remplace pas la sécurisation du réseau Wi-Fi lui-même. Un routeur mal configuré avec un mot de passe faible reste vulnérable même si certains appareils qui s'y connectent utilisent un VPN — les deux mesures sont complémentaires, pas interchangeables.

À quelle fréquence faut-il changer son mot de passe Wi-Fi ?

Il n'existe pas de fréquence universelle obligatoire tant que le mot de passe demeure fort et unique, mais il est recommandé de le changer immédiatement après tout signe de compromission, après le départ d'une personne qui en avait connaissance (ancien locataire, employé de service à domicile), ou au minimum une fois par année par précaution générale.

Commentaires (3)

JR
Julie R., Laval
16 juillet 2026

On venait d'installer une caméra extérieure et je me demandais justement si elle devait être sur le même réseau que nos ordinateurs. La section sur le réseau invité répond exactement à ma question.

FD
François D., Longueuil
13 juillet 2026

Je ne savais même pas que le WPS pouvait être une faille. C'était activé par défaut sur notre routeur depuis l'installation il y a trois ans. Désactivé en deux minutes après avoir lu ça.

CN
Chantal N., Terrebonne
10 juillet 2026

La checklist en dix points est claire et dans le bon ordre. On a fait venir un technicien pour l'appliquer au complet parce qu'on n'était pas à l'aise avec l'interface du routeur, ça a pris moins d'une heure.

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