Solution rapide (4 étapes)
- Passez la conservation des éléments supprimés d'Exchange à 30 jours et gardez les versions SharePoint actives (outils natifs).
- Activez l'authentification multifacteur pour tous les comptes, administrateurs d'abord.
- Choisissez une sauvegarde indépendante avec au moins un an d'historique (catégories et questions).
- Faites un test de restauration et notez le temps (liste de contrôle).
Microsoft sauvegarde-t-il vos données Microsoft 365? La réponse honnête
Microsoft garde le service en marche et offre quelques filets de sécurité de courte durée, mais ne fournit pas à une PME une sauvegarde indépendante et durable de ses courriels, de ses fichiers et de son contenu Teams. OneDrive et SharePoint servent à synchroniser et à partager des fichiers. Or la synchronisation copie les erreurs aussi fidèlement que le bon travail. Supprimez un dossier, écrasez un chiffrier ou laissez un rançongiciel chiffrer un dossier synchronisé, et le changement se retrouve sur tous les appareils et dans le nuage en quelques minutes.
Cela ne veut pas dire que Microsoft 365 est risqué. Deux notions sont simplement confondues : la disponibilité (le service reste en ligne et vos données survivent à la panne d'un centre de données) et la récupérabilité (vous pouvez retrouver la version de mardi dernier après qu'une personne ou un pirate l'a abîmée). Microsoft excelle dans la première. La seconde relève en grande partie de vous, et Microsoft le dit dans sa propre documentation. Ce guide explique quels sont les filets natifs, combien de temps ils durent, où ils s'arrêtent, et à quoi ressemble un plan de sauvegarde raisonnable pour une PME du Québec.
Tous les délais et limites de produit mentionnés ont été vérifiés dans les pages Microsoft Learn et Microsoft Support le 5 novembre 2026. Microsoft modifie ces détails de temps à autre : les sources sont listées à la fin. Quand nous n'avons pas pu vérifier un point, nous le disons.
Synchronisation, partage et sauvegarde : trois choses différentes
Beaucoup de gens disent « c'est dans OneDrive, donc c'est sauvegardé ». Voici pourquoi cette phrase est dangereuse.
| Fonction | Rôle principal | Quand un fichier est supprimé ou chiffré |
|---|---|---|
| Synchronisation (application OneDrive) | Garder les mêmes fichiers sur plusieurs appareils | La suppression ou la copie chiffrée se synchronise partout |
| Partage (SharePoint, fichiers Teams) | Permettre à une équipe de travailler sur les mêmes documents | Toute personne avec droit de modification peut supprimer ou écraser; le changement est partagé |
| Versions et corbeille | Annuler des erreurs récentes | Utile pour une durée limitée, puis le contenu est supprimé définitivement |
| Sauvegarde indépendante | Retrouver un état antérieur, même après une attaque ou un problème découvert tard | Retour à un point dans le temps de votre choix, depuis une copie qu'un mot de passe volé ne peut pas atteindre |
Une vraie sauvegarde possède trois propriétés que la synchronisation n'a pas. C'est une copie séparée : un dommage dans l'original ne l'atteint pas. Elle garde un historique : on peut remonter de plusieurs semaines ou mois. Et elle est protégée des comptes qui peuvent abîmer l'original : un seul mot de passe volé ne détruit pas les deux. Retenez ces trois tests, car ce sont aussi les questions à poser à tout produit de sauvegarde.
Ce que Microsoft dit de la responsabilité partagée
Microsoft publie un modèle de responsabilité partagée pour son nuage. Pour les logiciels en tant que service comme Microsoft 365, sa page Learn classe les données du client, les configurations et paramètres, ainsi que les identités et utilisateurs dans la responsabilité du client, tandis que les centres de données, les serveurs physiques, le réseau physique et le système d'exploitation relèvent de Microsoft. La même page affirme que, peu importe le type de déploiement, « vous possédez vos données et vos identités » (traduction libre) et que vous devez les protéger. Elle ajoute que la gestion des comptes, le contrôle d'accès (dont l'authentification multifacteur) et les appareils demeurent vos responsabilités. Microsoft précise que cette page est un guide illustratif, et non une déclaration juridique.
Le contrat de services grand public de Microsoft va dans le même sens : il indique que votre contenu reste le vôtre et que vous en êtes responsable, et il recommande de sauvegarder régulièrement votre contenu et vos données (traduction libre). Cette entente est la version grand public. Les entreprises sont régies par d'autres conditions commerciales (les conditions de produits Microsoft et votre contrat), donc lisez-la comme un énoncé de la position générale de Microsoft, pas comme le contrat qui régit votre locataire d'affaires.
En clair : Microsoft garde l'immeuble. Vous gardez ce qu'il y a à l'intérieur, y compris qui peut entrer avec un mot de passe et ce qui arrive à un fichier après sa suppression.
Ce que Microsoft conserve réellement, et pour combien de temps (vérifié)
Chaque charge de travail a ses propres filets de sécurité. Les chiffres viennent des pages Microsoft Learn et Microsoft Support, vérifiées le 5 novembre 2026.
| Service | Filet natif | Durée vérifiée | Là où ça s'arrête |
|---|---|---|---|
| Fichiers SharePoint et Teams (compte professionnel) | Corbeille du site, puis corbeille de la collection de sites | 93 jours au total, comptés à partir du jour de la suppression de l'emplacement d'origine (le passage à la seconde étape ne remet pas le compteur à zéro) | Après 93 jours, ou si on vide la seconde étape, l'élément est supprimé définitivement. La seconde corbeille peut aussi purger les plus anciens éléments si son quota est dépassé |
| SharePoint, après suppression finale | Sauvegardes de service détenues par Microsoft | 14 jours supplémentaires; un administrateur contacte le soutien Microsoft | Collections de sites seulement, pas les fichiers individuels; c'est un filet de service, pas une sauvegarde libre-service |
| Bibliothèques OneDrive et SharePoint | Restauration de fichiers (retour à un point dans le temps) | N'importe quel moment des 30 derniers jours | Exige un abonnement Microsoft 365; les éléments supprimés définitivement ne reviennent pas |
| Fichiers OneDrive et SharePoint | Historique des versions | Les nouvelles bibliothèques ont 500 versions par fichier par défaut (configurable) | Réduire le nombre de versions réduit la portée de la restauration |
| Boîtes aux lettres Exchange Online | Éléments supprimés, puis dossier Éléments récupérables | 14 jours par défaut; un administrateur peut aller jusqu'à 30 jours au maximum | À l'expiration, l'élément est retiré d'Exchange Online. Des quotas s'appliquent : par défaut 20 Go (limite souple) et 30 Go (limite stricte) |
La confusion des 93 jours. Certains blogues affirment 93 jours pour la première étape et encore 93 jours pour la seconde. Les pages de Microsoft disent autre chose : l'article de soutien sur la corbeille SharePoint et la page sur la résilience des données SharePoint et OneDrive décrivent un seul compteur de 93 jours, qui commence quand vous supprimez l'élément de son emplacement d'origine. La corbeille de première étape compte dans votre espace de stockage; celle de seconde étape, non. Si un fournisseur vous promet 186 jours, demandez-lui la page Microsoft qui le dit. Nous n'en avons pas trouvé.
Une nuance de plus. Les pages de Microsoft énoncent le chiffre de 93 jours pour SharePoint. La corbeille OneDrive d'un compte professionnel repose sur la même plateforme, mais les pages ouvertes ne répètent pas ce chiffre dans l'article OneDrive. Traitez donc le « 93 jours » d'un OneDrive d'utilisateur comme la valeur attendue par défaut et vérifiez les paramètres de votre locataire. Les comptes OneDrive personnels suivent d'autres règles, qui ne sont pas l'objet de cet article.
Remarquez ce qui manque au tableau : rien ne vous donne une copie consultable d'il y a trois mois. Tout se mesure en jours, et tout dépend de la santé et du contrôle de votre compte et de votre locataire d'origine.

Cinq scénarios de perte et ce que peuvent faire les outils natifs
Les scénarios ci-dessous sont réalistes et illustratifs. Ce ne sont pas des études de cas de vrais clients. Les chiffres sont inventés pour montrer comment les fenêtres de conservation se comportent, pas pour promettre un résultat précis à votre entreprise.
Scénario 1 (illustratif) : la suppression accidentelle que personne ne remarque
Une adjointe administrative d'un cabinet de 12 personnes fait le ménage dans le dossier partagé « Projets 2025 » de SharePoint, début mars, et supprime un sous-dossier qu'elle croit en double. Personne ne l'ouvre avant qu'un client appelle fin juin, environ 110 jours plus tard. La corbeille garde 93 jours à partir de la suppression : le dossier a été purgé définitivement environ 17 jours avant que quelqu'un le demande. La fenêtre supplémentaire de 14 jours de Microsoft est aussi passée, et elle vise les collections de sites par une demande au soutien, pas un dossier isolé. Les outils natifs ne peuvent rien. Une sauvegarde indépendante avec un an d'historique restaure le dossier en quelques minutes.
La leçon n'est pas que 93 jours, c'est trop court. C'est que les problèmes sont souvent découverts tard, et qu'une fenêtre de quelques semaines finit toujours par être manquée.
Scénario 2 (illustratif) : rançongiciel sur un portable synchronisé
Une technicienne comptable ouvre une fausse facture un lundi matin. Un rançongiciel chiffre les fichiers de son portable, y compris le dossier OneDrive. Le client OneDrive téléverse docilement les versions chiffrées. Quand l'équipe TI s'en aperçoit, 4 000 fichiers sont chiffrés dans le nuage. C'est le cas où les outils natifs de Microsoft sont à leur meilleur : la restauration de fichiers peut ramener OneDrive à un point avant l'attaque, dans les 30 derniers jours, et la page de soutien de Microsoft précise que lorsque la détection automatique de rançongiciel se déclenche, une date de restauration suggérée est proposée. Si l'attaque est détectée le premier jour et que le retour en arrière est propre, l'entreprise peut s'en tirer sans outil tiers. Si l'attaquant a aussi supprimé des éléments définitivement, a pris le contrôle du locataire avec un mot de passe d'administrateur volé, ou si l'attaque est passée inaperçue 40 jours, le retour natif peut ne pas suffire. Voyez notre guide sur que faire dans les 24 heures après un rançongiciel.
Scénario 3 (illustratif) : l'employé qui part et le compte supprimé
Un vendeur quitte l'entreprise en mauvais termes. Avant de partir, il supprime le contenu de sa boîte courriel et certains dossiers OneDrive. De son côté, le propriétaire suit la liste de départ habituelle et supprime le compte, en croyant que les données restent « chez Microsoft ». La suite dépend de réglages que bien des PME n'ont jamais touchés : durée de conservation du OneDrive d'un utilisateur supprimé, conversion de la boîte en boîte partagée ou mise en conservation, transfert des fichiers à un gestionnaire. Si personne n'a agi, la conservation des éléments supprimés d'Exchange (14 jours par défaut, 30 jours au maximum) a peut-être déjà fait disparaître les courriels effacés, et la suppression du compte a pu lancer un compte à rebours pour le reste. Une sauvegarde indépendante qui garde les utilisateurs partis est le filet le plus simple, et une liste de départ écrite (convertir la boîte, transférer OneDrive, puis retirer la licence) est le second.
Scénario 4 (illustratif) : le compte piraté et la suppression discrète
Une fausse page de connexion vole le mot de passe Microsoft 365 d'une employée. Le pirate se connecte depuis l'étranger, crée une règle de boîte de réception cachée et, pendant trois semaines, supprime les fils de courriels qui parlent de coordonnées bancaires pour masquer une fraude au paiement. L'utilisatrice ne voit aucune demande de rançon, seulement des trous. Avec 14 jours par défaut pour les éléments supprimés, les premières suppressions sont déjà perdues quand quelqu'un enquête. Protéger la connexion par l'authentification multifacteur et, idéalement, par des clés d'accès est l'étape de prévention (voyez notre guide de sécurité du courriel Microsoft 365 et Google Workspace). La sauvegarde est l'étape de réparation. Il faut les deux.
Scénario 5 (illustratif) : une application écrase des données
Un outil de synchronisation tiers ou une automatisation mal conçue écrase 600 fichiers clients avec des versions vides. L'historique des versions permet de restaurer fichier par fichier, mais le faire à la main pour 600 fichiers prend une journée. Une restauration à un point dans le temps (la restauration native dans les 30 jours, ou le retour en arrière d'un produit de sauvegarde) règle cela en une seule opération. C'est une catégorie de perte discrète qui ne fait jamais les manchettes, et elle arrive souvent plus que les rançongiciels dans bien des petits bureaux.
Les lacunes natives, en résumé
- Fenêtres courtes. 14 jours pour les courriels supprimés par défaut, 30 jours pour la restauration de fichiers, 93 jours pour les corbeilles.
- Même locataire, même administrateur. Si un attaquant devient administrateur général, les filets natifs se trouvent dans le locataire qu'il contrôle maintenant.
- Pas de retour en arrière de boîte courriel pour la plupart des utilisateurs. Les éléments récupérables aident un utilisateur à retrouver des messages supprimés, mais ce n'est pas une restauration à un point dans le temps de toute la boîte.
- Conversations et messages Teams. Les fichiers partagés dans Teams sont dans SharePoint et OneDrive et suivent ces règles. La documentation Exchange de Microsoft indique qu'une conservation ou une stratégie de rétention des conversations Teams garde la copie d'origine d'un message modifié ou supprimé, mais sans rétention ni conservation, ne présumez pas pouvoir récupérer une conversation supprimée.
- Rétention n'est pas sauvegarde. Les stratégies de rétention et les conservations de Microsoft Purview servent à la conformité et à la découverte juridique. Elles peuvent garder le contenu plus longtemps, mais ne sont pas un outil de restauration à un point dans le temps ni conçues pour une reprise rapide après une attaque.
- Suppression définitive. SharePoint offre une interface de programmation qui peut contourner la corbeille, un fait que Microsoft signale elle-même aux développeurs. Une application compromise ou un utilisateur avec les bons droits peut supprimer sans filet.
Pour mieux distinguer synchronisation, sauvegarde et récupération de données, consultez notre guide de la sauvegarde de données.
La règle 3-2-1 appliquée à Microsoft 365
La règle 3-2-1 dit : gardez 3 copies de vos données, sur 2 types de supports différents, dont 1 copie hors site. Beaucoup s'arrêtent à la première copie parce que le nuage donne l'impression d'être « ailleurs ». Voici comment la règle s'applique à une PME qui vit dans Microsoft 365.
| Élément 3-2-1 | Situation courante | Configuration plus solide |
|---|---|---|
| 3 copies | Les données vivantes dans Microsoft 365, plus une copie synchronisée sur les portables (ce sont les mêmes données, pas une copie indépendante) | Les données vivantes, plus une copie de sauvegarde indépendante, plus une deuxième copie ou une exportation du contenu le plus critique |
| 2 supports ou systèmes | Un seul système : Microsoft 365 | Microsoft 365, plus un service de sauvegarde qui stocke les données hors de votre locataire, ou un compte de stockage distinct chez un autre fournisseur |
| 1 copie hors site ou isolée | Aucune qui survive à la prise de contrôle du locataire | Une sauvegarde protégée par des identifiants distincts et l'authentification multifacteur, idéalement avec protection contre la suppression ou verrou de rétention |
Deux ajouts comptent face aux rançongiciels actuels. D'abord, on parle de plus en plus de 3-2-1-1-0 : une copie hors ligne ou immuable, et zéro erreur après un test de restauration. Ensuite, le compte de sauvegarde doit être distinct du compte d'administration quotidien. Si le même mot de passe volé ouvre Microsoft 365 et supprime la sauvegarde, vous avez une copie avec des étapes en plus.
Un portable synchronisé n'est pas une deuxième copie. C'est la même donnée à un deuxième endroit, maintenue d'accord par le moteur de synchronisation. Si un côté change, l'autre suit. C'est l'opposé de ce que doit faire une sauvegarde.
Renforcer les outils natifs au maximum (gratuit, 1 à 2 heures)
Avant d'acheter quoi que ce soit, resserrez ce que vous payez déjà. Ces étapes ne coûtent rien de plus sur la plupart des forfaits d'affaires (vérifiez votre licence) et ferment les failles les plus faciles.
- Passez la conservation des éléments supprimés d'Exchange de 14 à 30 jours. Microsoft documente 14 jours par défaut et 30 jours au maximum pour le dossier Éléments récupérables. Un administrateur peut le modifier par boîte avec PowerShell; Microsoft documente la commande dans son article sur la durée de conservation des éléments supprimés définitivement.
- Gardez l'historique des versions actif. Les nouvelles bibliothèques SharePoint ont 500 versions par fichier par défaut. Ne réduisez pas ce nombre pour économiser de l'espace : Microsoft prévient que cela peut diminuer l'efficacité de la restauration de fichiers.
- Repérez la restauration de fichiers. Dans OneDrive professionnel, utilisez la roue dentée, puis « Restaurer votre OneDrive ». Pour les bibliothèques SharePoint, les paramètres de la bibliothèque offrent une option de restauration. Pratiquez une fois sur une bibliothèque de test pour que la première fois ne soit pas pendant un incident.
- Activez l'authentification multifacteur pour tous, administrateurs d'abord. Le conseil de Microsoft pour protéger les données commence par exiger l'authentification à deux facteurs. Notre page Microsoft 365 à Montréal explique comment nous aidons les PME à la configurer.
- Limitez qui peut supprimer et partager à l'externe. Tout le monde n'a pas besoin des droits de propriétaire sur chaque site SharePoint. Utilisez des groupes aux permissions minimales.
- Envisagez des stratégies de rétention pour le contenu critique. Une stratégie de rétention Microsoft Purview peut garder des copies après suppression pendant une durée choisie. Son inclusion dans votre licence dépend de votre forfait. Rappelez-vous que c'est un outil de conformité, pas de restauration.
- Revoyez la procédure de départ. Écrivez les étapes pour un utilisateur qui part : convertir la boîte en boîte partagée ou la placer en conservation au besoin, transférer le contenu OneDrive, puis retirer la licence. Dans cet ordre.
- Activez les alertes. Les alertes de suppression massive et de détection de rançongiciel doivent aboutir à une personne qui les lira vraiment, pas à une boîte que personne ne surveille.
Ces étapes valent la peine, mais elles ne transforment pas Microsoft 365 en sauvegarde. Elles étirent un peu plus les mêmes filets.

Microsoft 365 Backup : l'option payante de Microsoft
Microsoft offre un produit appelé Microsoft 365 Backup, documenté sur Microsoft Learn (page mise à jour le 4 novembre 2026 au moment de notre vérification). Selon cette page, il peut sauvegarder tout ou une sélection de sites SharePoint, de comptes OneDrive et de boîtes Exchange, et il est facturé à l'utilisation.
| Élément | Ce que Microsoft documente |
|---|---|
| Services couverts | OneDrive, SharePoint et Exchange Online (la page ne liste pas les conversations Teams comme service distinct) |
| Fenêtre de récupération | Configurable dans une stratégie : 3 mois, 6 mois, ou de 1 à 10 années entières pour OneDrive et SharePoint; 3 mois, 6 mois, 1 an ou 2 ans pour Exchange. Les stratégies existantes ont 1 an par défaut |
| Points de récupération | Aux 10 minutes pour les deux semaines précédentes, puis instantanés hebdomadaires, pour les restaurations complètes OneDrive et SharePoint; points aux 10 minutes pour les 52 semaines précédentes pour Exchange |
| Restauration ciblée | Fichiers et dossiers sélectionnés seulement à partir de points des 14 derniers jours; restaurations complètes de compte ou de site sur toute la fenêtre |
| Facturation | 0,15 $ US par Gio par mois pour toutes les données protégées; restaurations gratuites (prix de catalogue en dollars américains publié sur Microsoft Learn) |
| Conception du stockage | Stockage en ajout seulement dans la frontière de confiance des données Microsoft 365; la suppression n'est pas bloquée, mais un délai de grâce de 90 jours s'applique après le retrait du produit |
| Limites d'échelle | Jusqu'à 1 000 000 d'éléments par service, 100 stratégies par service, 100 000 éléments par stratégie |
Exemple de coût approximatif (notre calcul, pas une soumission). Au tarif publié de 0,15 $ par Gio par mois, une PME qui protège 500 Gio de données OneDrive, SharePoint et courriel paierait environ 75 $ US par mois au prix de catalogue (500 x 0,15). Un tébioctet (1 024 Gio) coûterait environ 154 $ US par mois. Nous n'avons pas vérifié de prix en dollars canadiens, le traitement de la TPS et de la TVQ, ni la facturation par l'entremise de votre revendeur. Traitez ces chiffres comme indicatifs et confirmez dans votre propre configuration de facturation Azure.
Deux réserves honnêtes. D'abord, comme il est construit à l'intérieur de la frontière de données de Microsoft 365, il protège contre plusieurs problèmes (rançongiciel, suppression, écrasement), mais c'est toujours un seul fournisseur et une seule structure de comptes. Une copie entièrement isolée répond à un autre objectif de conception, et certaines entreprises voudront les deux. Ensuite, Microsoft indique que des applications partenaires sont construites sur la même plateforme : un outil tiers peut donc utiliser le moteur de Microsoft et ajouter son interface et ses options. Comparez ce que contient réellement chaque offre avant de choisir.
Sauvegarde Microsoft 365 tierce : les catégories, pas un classement
Il existe des dizaines de produits de sauvegarde Microsoft 365. Nous ne les classons pas et n'en recommandons aucun ici, parce que nous n'avons pas pu vérifier les fonctions et les prix de chacun pour cet article, et parce que le bon choix dépend de votre taille, de votre budget et de la personne qui l'exploitera. Voici plutôt les catégories et les questions qui les distinguent.
| Catégorie | Fonctionnement | Bon choix pour | À surveiller |
|---|---|---|---|
| Sauvegarde infonuagique SaaS | Un service se connecte à votre locataire avec des permissions approuvées et copie courriels, fichiers et sites vers son propre stockage | La plupart des PME : aucun matériel, tarif par utilisateur, démarrage rapide | Vérifiez où sont stockées les données (pays), qui détient les clés de chiffrement, et si le compte de sauvegarde est protégé séparément du compte administrateur |
| Sauvegarde sur le moteur de Microsoft | Microsoft 365 Backup natif, ou une application partenaire bâtie sur la même plateforme | Entreprises qui veulent des restaurations rapides et tout dans la frontière de données Microsoft | Toujours un seul écosystème; confirmez les options de restauration et le soutien réellement offerts |
| Sauvegarde vers votre propre stockage (exportation ou archive) | Exportations planifiées des boîtes et des fichiers vers un NAS ou un compte infonuagique distinct | Très petites équipes avec de l'aide technique et un budget serré | Travail manuel, pas de restauration à un point dans le temps dans la plupart des montages, facile à oublier jusqu'à la panne |
| Service de sauvegarde géré | Un fournisseur TI choisit, configure, surveille et teste l'outil pour vous | Équipes sans TI interne qui veulent un responsable | Demandez ce qui arrive si le fournisseur disparaît : pouvez-vous reprendre le compte de sauvegarde? |
Douze questions à poser à tout fournisseur de sauvegarde
- Quels services sont couverts : courriel, calendrier et contacts Exchange, OneDrive, SharePoint, fichiers Teams, conversations Teams?
- À quelle fréquence la sauvegarde s'exécute-t-elle, et puis-je voir l'heure de la dernière exécution réussie?
- Jusqu'où puis-je remonter, et y a-t-il une limite?
- Puis-je restaurer un seul courriel, un seul fichier, une boîte complète, un site complet?
- La sauvegarde peut-elle être supprimée par quelqu'un avec un mot de passe d'administrateur volé? Y a-t-il un verrou ou une approbation distincte?
- Où les données sont-elles stockées (pays et région), et qui peut y accéder?
- Les données sont-elles chiffrées, et qui contrôle les clés?
- Quel est le prix exact par utilisateur ou par Go, et change-t-il quand les boîtes grossissent ou que des utilisateurs partent?
- Qu'advient-il des sauvegardes d'un employé parti, et dois-je les payer?
- Y a-t-il une fonction de test de restauration, un rapport et une alerte en cas d'échec?
- Quelles sont les conditions d'exportation si j'annule?
- Qui puis-je appeler pendant un incident, et en quelle langue?
Un fournisseur qui ne peut pas répondre à ces questions par écrit n'est pas prêt pour vos données. Méfiez-vous des comparatifs promotionnels rédigés par les fournisseurs de sauvegarde eux-mêmes, fréquents dans les résultats de recherche, et de tout classement qui n'explique pas sa méthode.
Combien ça coûte? Fourchettes et méthode d'estimation
Nous ne publions volontairement pas de liste de prix pour les outils tiers, parce que les prix varient selon le fournisseur, le forfait, le nombre d'utilisateurs et le contrat, et que nous n'avons vérifié le prix d'aucun produit précis pour cet article. Voici comment estimer vous-même.
| Option | Modèle de prix | Comment estimer | Statut |
|---|---|---|---|
| Microsoft 365 Backup | Par Gio par mois, restaurations gratuites | Volume de données en Gio x 0,15 $ US (prix de catalogue, Microsoft Learn) | Vérifié en USD; CAD et taxes non vérifiés |
| Sauvegarde SaaS tierce | Souvent par utilisateur par mois, parfois avec paliers de stockage | Demandez 3 soumissions écrites pour votre nombre d'utilisateurs; demandez ce qui est en extra (stockage, Teams, boîtes d'archive) | Indicatif seulement : aucun chiffre vérifié ici |
| Stockage maison et scripts | Coût du stockage plus votre temps | Abonnement de stockage plus heures de configuration et de vérification mensuelle | Selon votre situation |
| Service géré par un fournisseur TI | Frais mensuels, parfois avec frais de mise en place | Comparez les frais tout inclus à l'outil seul, avec tests de restauration et soutien | Varie selon le fournisseur |
Une façon utile de juger le prix est de le comparer à ce que coûte une journée d'arrêt ou un dossier client perdu. Pour un bureau de 10 personnes qui facture 1 000 $ de revenus par personne par semaine (un chiffre choisi seulement pour illustrer le calcul), trois jours sans accès aux fichiers clients représentent de l'ordre de 6 000 $ de travail perturbé, avant toute vente perdue. C'est plus qu'une année de frais de sauvegarde pour la plupart des petites équipes : la sauvegarde ressemble plus à une assurance qu'à un luxe. Vos propres chiffres seront différents; faites le calcul avec eux.
Teams, Exchange et les détails qu'on oublie
- Boîtes partagées. Assurez-vous que l'outil les inclut. On les oublie facilement parce qu'elles n'ont pas de licence dans certains montages.
- Boîtes d'archive et dossiers publics. Confirmez s'ils sont couverts. Certains outils ne sauvegardent que la boîte principale.
- Les fichiers des canaux Teams sont dans SharePoint, et les fichiers partagés en conversation individuelle dans OneDrive. Si votre outil sauvegarde « SharePoint et OneDrive », ces fichiers sont généralement couverts, mais vérifiez avec un test de restauration.
- Messages de conversation Teams. La couverture varie beaucoup selon le produit. Posez la question au fournisseur et testez. Ne présumez pas qu'elle est incluse.
- Groupes Microsoft 365, Planner, OneNote, Loop, Whiteboard. Certains stockent leurs données dans SharePoint, d'autres dans des services distincts. Demandez la liste prise en charge par écrit.
- Configuration Entra ID. Utilisateurs, groupes, règles d'accès conditionnel et inscriptions d'applications ne sont ni un document ni une boîte courriel. Exportez un instantané de la configuration ou documentez-la, car la reprise après une compromission du locataire implique de reconstruire des paramètres, pas seulement des fichiers.
- Portables. La redirection des dossiers connus de OneDrive protège le Bureau et les Documents dans le nuage, mais le même problème de synchronisation s'applique. Les données locales d'applications, les profils de navigateur et les dossiers non synchronisés exigent une sauvegarde de l'appareil. Voyez notre guide des sauvegardes automatiques pour PME.

La liste de contrôle du test de restauration : une sauvegarde jamais testée n'est qu'un espoir
La plupart des échecs de sauvegarde se découvrent pendant une restauration, soit le pire moment pour apprendre quoi que ce soit. Mettez un test de restauration à l'agenda, au moins chaque trimestre, et menez-le comme un exercice.
Liste de contrôle : test de restauration Microsoft 365
- ☐ Choisissez un utilisateur de test et une bibliothèque SharePoint de test qui ne sont pas critiques.
- ☐ Supprimez volontairement 5 fichiers et 3 courriels de test, et notez l'heure.
- ☐ Restaurez un seul courriel depuis l'outil de sauvegarde et confirmez qu'il s'ouvre avec sa pièce jointe.
- ☐ Restaurez un seul fichier et confirmez qu'il s'ouvre et que le contenu est correct.
- ☐ Restaurez une boîte ou un dossier de test complet vers un autre emplacement (pas par-dessus l'original).
- ☐ Chronométrez chaque étape. Notez les minutes. C'est votre vrai temps de reprise, pas le chiffre de la brochure.
- ☐ Restaurez depuis un point vieux d'au moins 60 jours, pour confirmer que l'historique long fonctionne.
- ☐ Essayez de vous connecter à la console de sauvegarde avec un autre compte administrateur, pour confirmer que l'accès ne dépend pas d'une seule personne.
- ☐ Confirmez que le compte administrateur de sauvegarde a l'authentification multifacteur et qu'il est distinct des comptes d'administration quotidiens.
- ☐ Vérifiez les rapports des 7 derniers jours et assurez-vous que les échecs envoient une alerte à une adresse surveillée.
- ☐ Testez un départ d'employé : supprimez un utilisateur de test et confirmez que ses données sont encore restaurables.
- ☐ Consignez le résultat, la date et la personne qui a mené le test. Gardez-le : assureurs et vérificateurs demandent ce genre de preuve.
Gardez un aide-mémoire d'une page qui répond à : qui appelle qui, où se trouve la console de sauvegarde, comment restaurer une boîte, comment restaurer un site, et qui a l'autorité d'approuver un retour en arrière qui écrase les données actuelles. Un aide-mémoire clair transforme la panique en procédure.
L'angle québécois : Loi 25, incidents de confidentialité et sauvegardes
Pour les entreprises du Québec, la sauvegarde n'est pas seulement une question opérationnelle. La Loi 25 (la loi québécoise sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, en vigueur par étapes depuis 2022) demande de protéger les renseignements personnels par des mesures de sécurité adaptées à leur sensibilité, et de gérer les incidents de confidentialité : prendre des mesures raisonnables pour réduire le risque, évaluer le risque de préjudice sérieux, et aviser la Commission d'accès à l'information et les personnes concernées quand ce risque existe. Les organisations doivent aussi tenir un registre des incidents. Nous n'avons pas pu ouvrir la page précise de la CAI sur ces obligations le jour de la rédaction : confirmez le libellé exact et la durée de conservation des inscriptions du registre auprès de la CAI ou d'un avocat. Ce texte est de l'information générale, pas un avis juridique. Notre guide sur le registre des incidents de confidentialité couvre l'aspect pratique, et notre page sur la conformité Loi 25 pour les PME de Montréal donne la vue d'ensemble.
Pourquoi cela touche-t-il Microsoft 365? Une attaque par rançongiciel sur une boîte courriel contenant des renseignements personnels de clients peut être un incident de confidentialité, pas seulement un problème de continuité. Une sauvegarde aide à rétablir les opérations, mais n'efface pas l'obligation d'évaluer et de documenter l'incident. Pensez aussi à l'endroit où votre fournisseur de sauvegarde stocke les données : une copie de renseignements personnels dans un autre pays ou un autre nuage reste de l'information personnelle, et une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée peut être pertinente pour un transfert hors Québec. Demandez au fournisseur où sont stockées les données et si vous pouvez choisir une région canadienne.
Cyberassurance et preuves de sauvegarde
Les assureurs cyber demandent de plus en plus si vos sauvegardes sont séparées de votre réseau, protégées par l'authentification multifacteur et testées. Un journal daté de test de restauration (voyez la liste ci-dessus) est une preuve utile. Notre guide sur les rançongiciels et la couverture de cyberassurance explique ce que les assureurs demandent souvent.
Un plan simple selon la taille de l'entreprise
| Taille | Configuration minimale raisonnable | Meilleure configuration |
|---|---|---|
| 1 à 5 personnes | Outils natifs renforcés (30 jours pour le courriel, MFA, versions), plus une sauvegarde indépendante avec un an d'historique, plus un test de restauration trimestriel | Ajoutez un compte administrateur de sauvegarde distinct et une liste de départ écrite |
| 6 à 25 personnes | Tout ce qui précède, avec boîtes partagées et sites SharePoint clés inclus, alertes d'échec et une personne responsable du test de restauration | Ajoutez une exportation de la configuration Entra, une sauvegarde immuable ou protégée contre la suppression, et un plan d'incident documenté |
| 26 à 100 personnes | Sauvegarde par stratégie pour tous les services, accès administrateur par rôles, rapports mensuels | Ajoutez un plan de reprise testé, un exercice sur table et des preuves prêtes pour l'assureur |
Quand appeler un pro, et ce qu'IT Cares peut faire
Appelez un professionnel si vous ne pouvez pas répondre à ces trois questions avec une date et un nom : quand a eu lieu le dernier test de restauration réussi? Qui peut supprimer notre sauvegarde? Jusqu'où peut-on restaurer le courriel? Si une réponse est « je ne sais pas », une courte révision vous évitera la surprise.
IT Cares offre du soutien informatique à distance et sur place au Québec et partout au Canada depuis 2014. Pour ce sujet, nous pouvons examiner les paramètres de votre locataire Microsoft 365, renforcer les filets natifs, vous aider à comparer les options de sauvegarde avec les douze questions ci-dessus, mettre en place l'option choisie et mener avec vous le premier test de restauration. Notre consultation expert unique coûte 119,99 $ CA pour 60 minutes, ce qui suffit pour une revue du locataire et un plan priorisé pour une petite équipe. Aucune obligation d'acheter autre chose. Consultez notre page de sauvegarde infonuagique pour entreprises et notre guide de la sauvegarde de données, ou appelez le 1 (888) 711-9428.
Ressources officielles
- Microsoft Learn : mesures de sécurité des données dans SharePoint et OneDrive (rétention, restauration de fichiers, sauvegardes)
- Microsoft Learn : dossier Éléments récupérables dans Exchange Online
- Microsoft Support : restaurer votre OneDrive
- Microsoft Learn : aperçu de Microsoft 365 Backup
- Microsoft Learn : responsabilité partagée dans le nuage
- Commission d'accès à l'information du Québec (cai.gouv.qc.ca), pour les orientations sur la Loi 25
Pour comparer les services de stockage, voyez notre comparatif OneDrive, Google Drive et Dropbox, et notre guide rançongiciel : que faire en 2026.
Encore bloqué? Un technicien peut intervenir maintenant
Soutien à distance IT Cares : nous nous connectons à votre appareil, réglons le problème sous vos yeux et vous expliquons ce qui s'est passé.
Questions fréquentes
Guides connexes
- Guide de la sauvegarde de données
- Sauvegarde de données pour entreprises
- Sauvegardes automatiques pour PME : guide et coûts
- Sauvegarde infonuagique pour entreprises
- Que faire dans les 24 heures après un rançongiciel
- Rançongiciel et cyberassurance
- Sécurité du courriel Microsoft 365 et Google Workspace
- Microsoft 365 à Montréal
- Registre des incidents de confidentialité Loi 25
Sources et références officielles
Dernière vérification : 5 novembre 2026
- Microsoft Learn : Cloud data security measures in SharePoint and OneDrive
- Microsoft Learn : SharePoint and OneDrive data resiliency in Microsoft 365
- Microsoft Support : How the recycle bin for a SharePoint site works
- Microsoft Support : Restore your OneDrive
- Microsoft Learn : Recoverable Items folder in Exchange Online
- Microsoft Learn : Overview of Microsoft 365 Backup
- Microsoft Learn : Shared responsibility in the cloud
- Microsoft Services Agreement
