Écran bleu Windows 11 : le guide complet des codes d'arrêt (et comment les corriger)

Révisé par les techniciens IT Cares · Mis à jour 1er octobre 2026

Portable Windows 11 affichant un écran bleu avec émoticône triste et code QR, pour diagnostiquer un code d'arrêt
Un écran bleu n'est pas une fatalité : le code d'arrêt qu'il affiche oriente vers la cause.

Solution rapide (4 étapes)

  1. Photographiez l'écran et notez le code d'arrêt et le fichier .sys éventuel. Trop tard? Voir comment retrouver le code.
  2. Trouvez votre code dans le tableau de recherche et appliquez le premier correctif.
  3. Dans un terminal administrateur : sfc /scannow, puis DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth.
  4. Plusieurs codes différents ou plantage en mode sans échec : testez la mémoire (mdsched.exe) et sauvegardez vos fichiers. Voir le triage matériel ou logiciel.

Écran bleu Windows 11 : que veut dire un code d'arrêt?

Un écran bleu est un arrêt volontaire de Windows : le système détecte une condition qui risque d'abîmer vos données ou de compromettre la sécurité, alors il s'arrête net et affiche un code d'arrêt. Ce code (par exemple CRITICAL_PROCESS_DIED ou 0x124) est le meilleur indice dont vous disposez. Il oriente vers la bonne famille de causes avant que vous ne changiez quoi que ce soit. Dans le jargon technique, on parle aussi de « bug check », d'erreur d'arrêt ou de « stop code ».

Un écran bleu isolé, qui ne revient jamais, n'est pas une urgence. Il arrive à presque tout le monde un jour ou l'autre : un pilote qui bronche après une mise à jour, une coupure de courant, une clé USB défectueuse. Le vrai signal d'alarme, c'est la répétition : deux ou trois écrans bleus en une semaine, surtout avec des codes différents, ou un écran bleu qui apparaît dès le démarrage.

Ce guide est conçu comme un hub : il vous apprend à lire votre code en 60 secondes, il contient un tableau de recherche pour onze codes courants, les commandes à copier-coller (SFC, DISM, chkdsk, mdsched, bcdedit), un tableau pour départager le matériel du logiciel, et il vous dit quand arrêter de bricoler. Il ne remplace pas nos pages plus ciblées. Pour une vue d'ensemble plus générale, voyez d'abord notre page sur l'écran bleu de Windows et ses solutions et notre page de référence sur l'écran bleu (BSOD). Ici, on va plus loin sur les codes eux-mêmes.

Ce que Microsoft dit des causes

Dans sa documentation de dépannage des codes d'arrêt (lue le 1er octobre 2026), Microsoft indique que son analyse des causes racines donne environ 70 % de code de pilotes tiers, 10 % de problèmes matériels, 5 % de code Microsoft et 15 % de causes inconnues parce que la mémoire est trop corrompue pour être analysée. Ce sont des ordres de grandeur issus de leurs données, pas une garantie pour votre machine. Ils expliquent toutefois pourquoi la première question à se poser est : « Qu'est-ce qui a changé récemment? », surtout un pilote ou une mise à jour.

À quoi ressemble l'écran sous Windows 11

Sous Windows 11, l'écran affiche en général un message du genre « Votre appareil a rencontré un problème et doit redémarrer », un émoticône triste, un code QR, un pourcentage qui monte pendant la collecte des informations, puis une ligne « Code d'arrêt » suivie du nom du code. Selon la version et la configuration, une ligne supplémentaire peut nommer un fichier qui a échoué (un nom qui se termine par .sys). Dans les versions récentes de Windows 11, il est possible que l'écran apparaisse en noir plutôt qu'en bleu, avec la même information. Ce changement de couleur est cosmétique : le principe et les codes restent les mêmes.

Un détail qui compte : l'écran disparaît parfois en quelques secondes parce que Windows redémarre automatiquement. Si vous n'avez pas eu le temps de lire le code, pas de panique, il existe au moins quatre façons de le retrouver après coup (voir plus bas la section sur la façon de retrouver un code d'arrêt manqué).

Code d'arrêt, code d'erreur Windows Update, code de démarrage : ne pas confondre

Beaucoup de gens arrivent ici avec un code qui n'est pas un code d'arrêt. Les trois familles se ressemblent, mais elles ne se règlent pas pareil.

FamilleExempleOù on la voitOù aller
Code d'arrêt (bug check)CRITICAL_PROCESS_DIED, 0x124, 0x139Écran bleu (ou noir) avec « Code d'arrêt »Ce guide
Code d'erreur Windows Update0x800f0993, 0x80070643Paramètres, Windows UpdateNotre guide sur Windows Update bloqué ou en erreur
Code de démarrage (récupération)0xc0430001, 0xc000000fÉcran de récupération au démarrage, bleu sans nom de code d'arrêtNotre guide sur l'erreur 0xc0430001 et 0x800f0993

Si votre ordinateur affiche un écran bleu juste après une mise à jour et refuse ensuite de redémarrer, lisez en parallèle notre page sur Windows qui ne démarre pas après une mise à jour. Si Windows ne démarre plus du tout pour une raison qui n'est pas un code d'arrêt, consultez ordinateur qui ne démarre plus : que faire.

La méthode « lire son code d'arrêt en 60 secondes »

Notez trois choses avant de toucher à quoi que ce soit : le nom exact du code d'arrêt, le fichier .sys éventuellement mentionné, et ce qui s'est passé juste avant (mise à jour, nouveau périphérique, jeu, charge de travail). Avec ces trois informations, vous pouvez déjà identifier la famille de causes dans le tableau de recherche plus bas. La méthode tient en cinq gestes.

  1. Photographiez l'écran avec votre téléphone. C'est plus fiable que de noter à la main. Le code QR n'a pas besoin d'être scanné, le texte suffit. Si le message s'affiche trop vite, passez à la section suivante pour désactiver le redémarrage automatique.
  2. Lisez la ligne « Code d'arrêt ». Retenez le nom en majuscules (par exemple KERNEL_SECURITY_CHECK_FAILURE). Le nombre hexadécimal (0x139) est utile aussi, mais le nom est plus parlant et plus facile à chercher.
  3. Repérez le fichier .sys. Un nom comme nvlddmkm.sys (pilote graphique NVIDIA) ou storport.sys (pilote de stockage de Windows) pointe vers un composant précis. Attention : un fichier nommé n'est pas toujours le vrai coupable. Il peut s'agir du dernier composant qui a été touché au moment du plantage. Traitez-le comme un indice, pas comme un verdict.
  4. Posez-vous la question du « quoi de neuf ». Dans les 7 à 14 derniers jours : mise à jour Windows, nouveau pilote graphique, nouveau périphérique USB, nouvelle barrette de mémoire, activation d'un profil XMP ou d'un surcadençage, installation d'un antivirus ou d'un outil d'optimisation, chute de l'ordinateur, panne de courant.
  5. Cherchez le code dans le tableau de recherche (section suivante), puis appliquez le « premier correctif » avant tout autre.

Ce qu'il ne faut pas faire : réinstaller Windows par réflexe, télécharger un « réparateur de pilotes » gratuit trouvé en ligne, ou désactiver les mises à jour pour toujours. Ces gestes font souvent plus de dégâts qu'ils n'en réparent, et ils effacent justement les indices dont vous avez besoin.

Avant tout : protégez vos fichiers

Un écran bleu répété peut être le signe d'un disque qui commence à lâcher. Si vos documents n'existent qu'à un seul endroit, faites une copie avant d'essayer des réparations avancées. Notre guide de sauvegarde des données explique la règle simple « 3-2-1 ». Si l'ordinateur ne démarre plus et que vos fichiers comptent, voyez comment récupérer ses données quand le disque ne démarre plus.

Retrouver un code d'arrêt manqué : journaux, Minidump, BlueScreenView, WinDbg

Si l'écran bleu a disparu trop vite, Windows a presque toujours gardé une trace. Vous la trouverez dans l'Observateur d'événements, dans le moniteur de fiabilité, dans le dossier C:\Windows\Minidump ou dans un outil comme BlueScreenView. Pour un diagnostic plus poussé, WinDbg lit le fichier de vidage et nomme le module fautif. Les méthodes ci-dessous vont de la plus simple à la plus technique. Arrêtez-vous dès que vous avez votre code.

Méthode 1 : empêcher le redémarrage automatique

Pour avoir le temps de lire le prochain écran bleu, désactivez le redémarrage automatique. Appuyez sur Windows + R, tapez sysdm.cpl, puis Entrée. Dans l'onglet Avancé, section Démarrage et récupération, cliquez sur Paramètres. Décochez Redémarrer automatiquement. Dans la liste « Écriture des informations de débogage », vous pouvez aussi choisir Vidage de mémoire automatique : c'est la configuration que Microsoft recommande dans sa documentation de dépannage pour qu'un fichier de vidage soit généré. Les libellés exacts peuvent varier légèrement selon la langue et la version de Windows.

Méthode 2 : l'Observateur d'événements (ou une seule ligne PowerShell)

Windows enregistre l'arrêt dans le journal Système. L'événement 1001 (source BugCheck) contient le code d'arrêt, et l'événement 41 (Kernel-Power) signale que l'ordinateur a redémarré sans arrêt propre. Ouvrez PowerShell (clic droit sur Démarrer, puis Terminal) et collez :

Get-WinEvent -FilterHashtable @{LogName='System'; Id=41,1001} -MaxEvents 10 | Format-List TimeCreated,Id,Message

Vous obtenez les dix derniers événements avec leur date. Un message du genre « L'ordinateur a redémarré après une vérification de bogue » suivi d'un code en hexadécimal est votre indice. Si vous préférez l'interface graphique : eventvwr.msc, puis Journaux Windows, Système, et filtrez sur les ID 41 et 1001.

Méthode 3 : le moniteur de fiabilité

Tapez perfmon /rel dans Exécuter (Windows + R). Le graphique affiche une ligne par jour avec les pannes de Windows marquées d'un X rouge. Cliquez sur une journée pour voir le détail, y compris les « erreurs de Windows » liées à un arrêt. C'est pratique pour repérer une corrélation : « les plantages ont commencé le jour où j'ai installé tel pilote ».

Méthode 4 : le dossier Minidump et le fichier MEMORY.DMP

Selon la documentation de Microsoft, un petit fichier de vidage (de l'ordre de 256 Ko) est enregistré dans %SystemRoot%\Minidump, soit C:\Windows\Minidump sur la plupart des machines, alors qu'un vidage plus volumineux (noyau, complet ou automatique) est enregistré dans %SystemRoot%\MEMORY.DMP. Collez ceci dans l'invite de commandes pour lister les fichiers :

dir C:\Windows\Minidump
dir C:\Windows\MEMORY.DMP

Si le dossier Minidump est vide alors que vous avez eu un écran bleu, c'est souvent parce que le vidage est réglé sur « Aucun », que le disque est presque plein, ou qu'un outil de nettoyage a effacé les fichiers. Ne supprimez pas ces fichiers avant d'avoir fini de diagnostiquer : ils servent à un technicien, et ils peuvent être copiés sur une clé USB.

Méthode 5 : BlueScreenView, l'option « lisible »

BlueScreenView est un utilitaire gratuit d'un éditeur tiers (NirSoft). Il lit les fichiers du dossier Minidump et affiche, pour chaque plantage : la date, le code d'arrêt, les paramètres et les pilotes impliqués (surlignés en rose dans la pile). C'est la façon la plus rapide de voir si le même fichier .sys revient à chaque fois. Téléchargez-le uniquement depuis le site de l'éditeur, car les « copies » hébergées ailleurs sont une porte d'entrée classique pour des logiciels indésirables. Si un même pilote apparaît dans tous vos plantages, vous avez un suspect sérieux. S'il s'agit d'un fichier de Windows comme ntoskrnl.exe, cela ne veut généralement pas dire que Windows est en cause : le noyau est souvent simplement l'endroit où l'erreur est détectée.

Méthode 6 : WinDbg et la commande !analyze -v

Pour aller plus loin, la documentation de Microsoft décrit le débogueur WinDbg (inclus dans les outils de débogage pour Windows). Le principe, en résumé :

  1. Copiez le fichier de vidage (Minidump ou MEMORY.DMP) vers un autre ordinateur, si possible.
  2. Installez les outils de débogage pour Windows et ouvrez le fichier avec WinDbg (Open Crash Dump).
  3. Réglez le chemin des symboles sur le serveur public de Microsoft : https://msdl.microsoft.com/download/symbols.
  4. Tapez la commande suivante, puis lisez les sections BUGCHECK_CODE, IMAGE_NAME, MODULE_NAME et STACK_TEXT :
!analyze -v

Microsoft précise que le dépannage avancé d'un vidage mémoire est difficile si l'on n'a pas l'expérience des mécanismes internes de Windows. Pour un particulier ou une petite entreprise, BlueScreenView suffit presque toujours, et WinDbg est une option de dernier recours ou le travail d'un technicien. Autre astuce documentée : la commande !analyze -show 0x9F (en remplaçant par votre code) affiche la description officielle d'un code, ses paramètres et leur signification.

Quelle méthode choisir?

MéthodeDifficultéCe que vous obtenezBon choix si
Désactiver le redémarrage automatiqueFacileLe code reste affichéVous attendez le prochain plantage
Observateur d'événements / PowerShellFacile à moyenneDate, code et paramètresLe plantage a déjà eu lieu
Moniteur de fiabilitéFacileChronologie des pannesVous cherchez la date de départ
Dossier MinidumpFacileVérifier que des vidages existentVous préparez un diagnostic
BlueScreenViewFacilePilote impliqué et répétitionsPlusieurs plantages similaires
WinDbg et !analyze -vAvancéeModule fautif, pile d'appelsLe reste a échoué ou entreprise

Si vous obtenez un code et que Windows démarre normalement, passez au tableau de recherche des codes. Si Windows ne démarre plus du tout, allez directement à la section Windows ne démarre plus : mode sans échec et environnement de récupération.

Illustration d'un portable, d'une barrette de mémoire, d'un SSD et d'une liste de vérification pour départager matériel et logiciel

Un mot sur les écrans bleus « sans code » ou avec un code QR seulement

Il arrive que l'écran affiche seulement le code QR et un message court. Le code d'arrêt est quand même là, souvent en petits caractères en bas. Si vous avez un téléphone, scanner le code QR ouvre une page de Microsoft qui décrit les écrans bleus de façon générale, mais elle ne remplace pas le nom précis du code. Évitez de saisir votre numéro de série ou vos coordonnées sur une page qui vous les demande en échange d'une « réparation ». Aucun écran bleu légitime de Windows ne demande de payer par téléphone ou d'appeler un numéro de soutien : si le message affiché à l'écran contient un numéro à composer, il s'agit d'une fausse alerte de type arnaque, et non d'un vrai code d'arrêt. Voir notre page sur les fausses alertes de virus.

Tableau de recherche : 11 codes d'arrêt, leur cause habituelle et le premier correctif

Ce tableau relie chaque code courant à sa famille de causes et au premier geste à essayer. Les causes indiquées sont des tendances, pas des certitudes : un même code peut venir d'un pilote chez une personne et d'une barrette de mémoire chez une autre. Utilisez la colonne « premier correctif » comme point de départ, puis lisez la section détaillée du code.

CodeValeurCe que ça signaleCause habituelle (nuancée)Premier correctif
CRITICAL_PROCESS_DIED0xEFUn processus système essentiel s'est arrêtéPilote, fichiers système abîmés, parfois disqueDésinstaller la dernière mise à jour ou le dernier pilote, puis SFC et DISM
WHEA_UNCORRECTABLE_ERROR0x124Erreur matérielle fatale rapportée par le systèmeProcesseur, mémoire, alimentation, chaleur, surcadençage (tendance matérielle)Retirer tout surcadençage, vérifier la température, tester la mémoire
KERNEL_SECURITY_CHECK_FAILURE0x139Une structure de données critique du noyau paraît corrompuePilote défaillant ou mémoire fautiveMise à jour ou retour de pilote, puis test mémoire
INACCESSIBLE_BOOT_DEVICE0x7BWindows ne parvient plus à lire sa partition de démarragePilote de stockage, mode SATA/AHCI/RAID changé, disque ou système de fichiersAnnuler le dernier changement de BIOS ou de mise à jour, puis réparer
PAGE_FAULT_IN_NONPAGED_AREA0x50Accès à une zone mémoire système invalideMémoire, pilote, antivirus, erreurs de disquechkdsk, test mémoire, retirer le pilote ou le logiciel récent
SYSTEM_SERVICE_EXCEPTION0x3BException lors du passage de code ordinaire à code privilégiéPilote (souvent graphique), logiciel de sécurité, fichiers systèmeSFC, puis pilote graphique propre
DRIVER_IRQL_NOT_LESS_OR_EQUAL0xD1Un pilote a accédé à la mémoire au mauvais niveau de prioritéPilote (réseau, Wi-Fi, stockage, VPN) en causeIdentifier le .sys, mettre à jour ou retirer ce pilote
MEMORY_MANAGEMENT0x1AErreur grave de gestion de la mémoireRAM défectueuse ou mal installée, parfois pilote ou disqueDiagnostic de mémoire Windows (mdsched), retirer les barrettes une à une
UNEXPECTED_STORE_EXCEPTION0x154Le composant de stockage a rencontré une exception inattendueSSD ou disque en difficulté, antivirus, pilote de stockageVérifier l'état du disque, chkdsk, mise à jour du micrologiciel
IRQL_NOT_LESS_OR_EQUAL0xAAccès mémoire invalide à un niveau de priorité élevéPilote ou matériel récent, mémoireDébrancher le matériel récent, retirer le dernier pilote
SYSTEM_THREAD_EXCEPTION_NOT_HANDLED0x7EUn fil système a généré une exception non géréePilote nommé à l'écran (graphique, réseau)Démarrer en mode sans échec, retirer ou réinstaller ce pilote

Les descriptions de la colonne « Ce que ça signale » reprennent le sens des noms officiels tels qu'ils figurent dans la liste de référence des codes de Microsoft Learn (consultée le 1er octobre 2026). Les causes habituelles, elles, sont des tendances d'expérience terrain. Pour tous ces codes, Microsoft répète la même consigne générale : installer les mises à jour récentes, tenir le BIOS et le micrologiciel à jour, exécuter des tests matériels et de mémoire, vérifier l'espace libre sur le disque (10 à 15 % recommandé) et analyser l'ordinateur à la recherche de logiciels malveillants. Pour un code qui n'est pas dans notre tableau, il existe la liste complète de Microsoft, et la commande !analyze -show de WinDbg permet d'obtenir la description d'un code.

Matériel ou logiciel? Le triage en tableau

Pour départager un problème matériel d'un problème logiciel, observez le comportement : un écran bleu qui survient seulement après une action précise ou une installation récente penche vers le logiciel, alors qu'un plantage aléatoire, avec plusieurs codes différents et parfois un redémarrage spontané, penche vers le matériel. Aucun indice n'est une preuve, mais cinq ou six indices qui pointent dans la même direction ont de la valeur.

Indice observéPenche vers le logiciel / pilotePenche vers le matériel
Quand ça a commencéJuste après une mise à jour, un pilote, un nouveau logicielSans changement logiciel, parfois après une chute, de la chaleur ou un nettoyage
Codes d'arrêtToujours le même code, souvent le même fichier .sysPlusieurs codes différents (0x1A, 0x50, 0x124, 0x154...)
Moment du plantageLors d'une action précise (jeu, appel vidéo, Wi-Fi, impression)Au hasard, à froid ou après quelques minutes de charge
Mode sans échecStable pendant des heuresPlante aussi en mode sans échec
Autres symptômesLenteur, messages d'erreur dans des applicationsBruits de ventilateur, surchauffe, fichiers corrompus, bips au démarrage
Après retour à un point de restaurationLe problème disparaîtLe problème revient
Test de mémoire (mdsched)Aucune erreurErreurs détectées
Santé du disqueAucun avertissementSecteurs défectueux, SMART en alerte, lenteurs d'accès
Après réinstallation propre de WindowsLe problème disparaîtLe problème persiste

Comment utiliser ce triage

Comptez les cases où votre cas penche d'un côté ou de l'autre. Cinq indices ou plus du même côté justifient de commencer par cette piste. Un cas partagé est courant : par exemple, un SSD vieillissant (matériel) peut provoquer un 0x154 qui ressemble à un problème de pilote de stockage (logiciel). Dans le doute, faites d'abord ce qui est réversible et sans risque : mises à jour, retour de pilote, SFC et DISM, test de mémoire, vérification du disque. Ne remplacez des composants qu'après avoir confirmé qu'ils sont en cause, sinon vous dépensez de l'argent pour rien.

Les signes qui font basculer vers le matériel

Les signes qui font basculer vers le logiciel

Un cas à part : si l'ordinateur plante et que vous voyez aussi des fenêtres suspectes, un ralentissement général ou des programmes que vous n'avez pas installés, vérifiez la présence de logiciels malveillants. Notre page virus sur l'ordinateur : que faire explique la démarche.

Les 11 codes en détail : que faire, dans quel ordre

Chaque code ci-dessous suit le même format : ce que le nom veut dire, les causes les plus fréquentes (avec nuances), puis un plan d'action du plus simple au plus lourd. Les commandes citées (SFC, DISM, chkdsk, mdsched) sont détaillées dans la section suivante, avec le texte à copier. Si votre code n'est pas dans la liste, la logique générale reste valable : identifier le fichier .sys, défaire le dernier changement, vérifier la mémoire et le disque.

CRITICAL_PROCESS_DIED (0xEF)

Ce nom indique qu'un processus que Windows juge indispensable à son fonctionnement s'est arrêté. Le système n'a alors pas d'autre choix que de s'arrêter. C'est un des écrans bleus les plus fréquents après une mise à jour ou l'installation d'un pilote.

Causes fréquentes : un pilote récent ou incompatible, des fichiers système endommagés, une mise à jour partiellement installée, un disque qui a des erreurs ou, plus rarement, une mémoire défectueuse.

  1. Si l'erreur est apparue après une mise à jour, désinstallez-la (Paramètres, Windows Update, Historique des mises à jour, Désinstaller des mises à jour) et voyez si le problème disparaît.
  2. Faites un retour du dernier pilote installé (voir la section sur le retour de pilote).
  3. Lancez sfc /scannow, puis DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth.
  4. Lancez chkdsk C: /f /r si les premiers gestes ne suffisent pas.
  5. Si Windows ne démarre plus, passez par l'environnement de récupération (section « Windows ne démarre plus »).

Pour la démarche générale qui complète ces étapes, consultez notre page sur l'écran bleu de Windows.

WHEA_UNCORRECTABLE_ERROR (0x124)

Le sigle WHEA désigne l'architecture de rapport d'erreurs matérielles de Windows. Ce code signale qu'une erreur matérielle fatale a été rapportée par l'ordinateur et qu'elle n'a pas pu être corrigée. Voilà pourquoi ce code est généralement traité comme un indice matériel plutôt que logiciel. Microsoft a une page dédiée à ce code, mais elle n'a pas pu être consultée lors de la rédaction de cet article : les causes ci-dessous sont donc des tendances d'expérience.

Causes fréquentes : processeur ou mémoire instable, surcadençage ou sous-voltage, profil mémoire XMP/EXPO trop agressif, surchauffe, alimentation insuffisante ou défaillante, bus PCIe ou carte d'extension problématique. Plus rarement, un micrologiciel (BIOS) ancien.

  1. Remettez le BIOS aux valeurs par défaut (« Load optimized defaults ») pour supprimer surcadençage et profils mémoire.
  2. Vérifiez la température du processeur et nettoyez la poussière. Un portable posé sur un lit ou un tissu étouffe ses ventilateurs.
  3. Lancez le diagnostic de mémoire Windows (mdsched.exe).
  4. Débranchez les périphériques inutiles et retirez les cartes d'extension non essentielles sur un poste fixe.
  5. Installez la mise à jour du BIOS indiquée par le fabricant, en lisant bien ses consignes.

Si les mêmes erreurs persistent après les valeurs par défaut du BIOS, un test avec une autre barrette de mémoire ou un autre bloc d'alimentation est la suite logique. C'est souvent à ce stade que l'aide d'un technicien devient rentable.

KERNEL_SECURITY_CHECK_FAILURE (0x139)

Le noyau a détecté qu'une structure de données critique était corrompue ou incohérente. Malgré le mot « security » dans le nom, il ne s'agit pas d'une attaque : c'est un contrôle d'intégrité interne qui a échoué.

Causes fréquentes : un pilote incompatible ou mal écrit (graphique, stockage, réseau), une mémoire défectueuse, et plus rarement des fichiers système abîmés. Les logiciels qui s'accrochent au noyau (certains antivirus, outils de virtualisation, pilotes de jeux) reviennent souvent.

  1. Dans BlueScreenView, notez le fichier .sys impliqué. Mettez-le à jour depuis le site du fabricant du matériel, ou revenez à la version précédente.
  2. Désinstallez temporairement les outils de sécurité ou d'optimisation tiers récemment installés.
  3. Exécutez sfc /scannow puis DISM.
  4. Faites le diagnostic de mémoire (mdsched).
  5. Si l'erreur se produit surtout pendant les jeux ou la vidéo, faites une installation propre du pilote graphique.

INACCESSIBLE_BOOT_DEVICE (0x7B)

Windows a perdu l'accès à la partition de démarrage pendant le lancement. Ce code apparaît presque toujours au démarrage, parfois en boucle, ce qui rend l'environnement de récupération indispensable.

Causes fréquentes : un pilote de contrôleur de stockage absent ou incompatible, un changement du mode de contrôleur dans le BIOS (par exemple AHCI, RAID ou technologie de stockage Intel), une mise à jour qui a mal tourné, un système de fichiers endommagé, un câble de disque mal branché sur un poste fixe, ou un disque qui lâche.

  1. Annulez tout changement récent dans le BIOS. Si vous avez modifié le mode SATA/AHCI/RAID/VMD, remettez la valeur d'origine.
  2. Débranchez les disques et clés USB inutiles, puis redémarrez.
  3. Entrez dans l'environnement de récupération (Windows RE) et essayez la Réparation du démarrage, puis la désinstallation de la dernière mise à jour qualité.
  4. Depuis l'invite de commandes de récupération, lancez chkdsk C: /f /r (la lettre du lecteur peut différer dans WinRE).
  5. Si le disque n'apparaît plus dans le BIOS, c'est un défaut matériel (disque, câble, connecteur M.2) jusqu'à preuve du contraire. Cessez les essais et protégez les données : récupération des données d'un disque qui ne démarre plus.

Le même code peut aussi survenir après une grande mise à jour : voyez Windows ne démarre pas après une mise à jour et l'erreur 0xc0430001 et 0x800f0993, qui traitent des échecs de démarrage voisins.

PAGE_FAULT_IN_NONPAGED_AREA (0x50)

Le système a tenté d'accéder à une zone de mémoire invalide, dans une région qui ne devrait jamais être absente. L'adresse est soit erronée, soit celle d'une mémoire déjà libérée.

Causes fréquentes : mémoire vive défectueuse, pilote fautif (surtout si un .sys est nommé), erreurs sur le disque, logiciel de sécurité ou application récemment installée. La documentation de Microsoft recommande, dans ce cas : de contacter le fabricant si un pilote est nommé et de le désactiver s'il n'existe pas de mise à jour, d'exécuter chkdsk /f /r, de réinstaller l'application récemment installée ou mise à jour, et, en dernier recours si une sauvegarde de l'état du système existe, de restaurer les ruches du registre.

  1. Retirez ou réinstallez le logiciel ou le pilote ajouté juste avant le premier plantage.
  2. Lancez chkdsk C: /f /r et redémarrez pour laisser l'analyse se faire.
  3. Faites le diagnostic de mémoire (mdsched). Si vous avez plusieurs barrettes, testez-les une à une.
  4. Exécutez SFC et DISM.

SYSTEM_SERVICE_EXCEPTION (0x3B)

Une exception s'est produite pendant le passage d'un code ordinaire vers un code privilégié du noyau. Pour l'utilisateur, cela se traduit par un plantage souvent associé à une application précise ou à un pilote graphique.

Causes fréquentes : pilote graphique ou de périphérique, logiciel de sécurité, fichiers système abîmés. Pour ce code, Microsoft recommande l'Outil de vérification des fichiers système (SFC) pour réparer les fichiers système manquants ou corrompus.

  1. Lancez sfc /scannow, puis DISM si SFC signale des fichiers impossibles à réparer.
  2. Faites une installation propre du pilote graphique, après avoir téléchargé la version du fabricant de la puce.
  3. Si le plantage survient quand vous lancez un programme précis, désinstallez et réinstallez-le, et désactivez temporairement les modules complémentaires.
  4. Vérifiez les mises à jour de Windows : une correction est parfois déjà publiée.

DRIVER_IRQL_NOT_LESS_OR_EQUAL (0xD1)

Un pilote a tenté d'accéder à de la mémoire qui peut être déchargée, à un niveau de priorité trop élevé. En clair : un pilote a mal fait son travail. Le message désigne généralement un fichier .sys, ce qui en fait un des codes les plus faciles à cibler.

Causes fréquentes : pilote réseau, Wi-Fi, Bluetooth, stockage ou VPN obsolète ou incompatible. Microsoft donne l'exemple d'un pilote réseau périmé et recommande d'appliquer les dernières mises à jour cumulatives et de demander au fabricant la mise à jour du pilote concerné.

  1. Notez le fichier .sys nommé à l'écran ou dans BlueScreenView, puis cherchez à quel périphérique il appartient (carte réseau, Wi-Fi, USB...).
  2. Téléchargez le pilote le plus récent sur le site du fabricant de l'ordinateur ou du composant, pas sur un site de « pilotes gratuits ».
  3. Si le plantage a commencé après une mise à jour du pilote, faites un retour (section « retour de pilote »).
  4. Désinstallez les logiciels VPN ou de pare-feu tiers pour tester.
  5. Faites un démarrage minimal (clean boot) pour isoler un service tiers.

MEMORY_MANAGEMENT (0x1A)

Ce code signale une erreur grave dans la gestion de la mémoire. Il fait souvent penser à une barrette de RAM défaillante, mais ce n'est pas la seule explication possible.

Causes fréquentes : barrette défectueuse, mal enfichée ou incompatible, profil mémoire XMP/EXPO instable, pilote défectueux, parfois un disque qui échoue à écrire le fichier de pagination.

  1. Éteignez, débranchez, puis réenfichez les barrettes sur un poste fixe (ou sur un portable dont la mémoire n'est pas soudée).
  2. Désactivez XMP/EXPO dans le BIOS et testez à la vitesse par défaut.
  3. Lancez le Diagnostic de mémoire Windows (mdsched.exe), en mode étendu si possible. Un seul message d'erreur de mémoire est déjà un signal sérieux.
  4. Avec deux barrettes ou plus, testez chacune seule dans le même emplacement, puis le même module dans un autre emplacement pour départager barrette et emplacement.
  5. Vérifiez les pilotes et le disque (chkdsk) si la mémoire passe tous les tests.

UNEXPECTED_STORE_EXCEPTION (0x154)

Le composant du système chargé de gérer certaines opérations de stockage a rencontré une exception qu'il n'attendait pas. Dans la pratique, ce code est souvent le premier avertissement d'un disque ou d'un SSD en difficulté, mais il peut aussi résulter d'un pilote de stockage ou d'un logiciel de sécurité.

Causes fréquentes (tendances) : SSD vieillissant ou avec micrologiciel défaillant, câble ou connecteur mal fixé, antivirus tiers intrusif, pilote de contrôleur de stockage, mise à jour partielle.

  1. Sauvegardez vos données tout de suite si elles sont importantes.
  2. Consultez l'état du disque avec l'outil du fabricant du SSD, ou avec cette commande PowerShell : Get-PhysicalDisk | Select-Object FriendlyName,HealthStatus,OperationalStatus (l'état attendu est « Healthy »). Ce n'est pas un test complet, seulement un premier signal.
  3. Lancez chkdsk C: /f /r.
  4. Désinstallez temporairement l'antivirus tiers et utilisez Microsoft Defender pour tester.
  5. Installez la mise à jour du micrologiciel du SSD, si le fabricant en propose une.

Si le disque a plus de six ou sept ans et que les erreurs reviennent, le remplacer est souvent plus rentable que de multiplier les essais. Voir réparer ou remplacer son ordinateur.

IRQL_NOT_LESS_OR_EQUAL (0xA)

Un processus ou un pilote en mode noyau a accédé à une adresse mémoire invalide à un niveau de priorité élevé. C'est un cousin de 0xD1 (qui nomme explicitement un pilote), mais celui-ci est plus général.

Causes fréquentes : pilote incompatible, matériel récemment ajouté, mémoire défectueuse, logiciel de bas niveau (virtualisation, pilote de jeu, antivirus).

  1. Débranchez tout matériel ajouté récemment (carte, disque, périphérique USB) et voyez si les plantages cessent.
  2. Faites un retour du dernier pilote ou une désinstallation du dernier logiciel installé.
  3. Exécutez le diagnostic de mémoire et SFC/DISM.
  4. Si le plantage se produit pendant l'installation de Windows ou d'une mise à jour majeure, débranchez les périphériques et recommencez.

SYSTEM_THREAD_EXCEPTION_NOT_HANDLED (0x7E)

Un fil d'exécution du système a produit une exception que rien n'a traitée. L'écran bleu mentionne très souvent un fichier .sys, par exemple nvlddmkm.sys (pilote graphique NVIDIA) ou atikmdag.sys (ancien pilote graphique AMD). C'est un bon exemple d'un code qui vous donne le nom du suspect.

Causes fréquentes : pilote graphique, réseau ou de stockage défectueux ou en conflit, plus rarement BIOS ou fichiers système.

  1. Démarrez en mode sans échec (voir la section dédiée), puis désinstallez le pilote nommé.
  2. Redémarrez : Windows installe un pilote de base. Puis installez le pilote du fabricant, version récente ou précédente selon le cas.
  3. Exécutez SFC et DISM.
  4. Mettez à jour le BIOS si le fabricant en publie une version pour votre modèle.

Les commandes à copier-coller : SFC, DISM, chkdsk, mdsched, bcdedit, retour de pilote

Toutes ces commandes s'exécutent dans une fenêtre « Terminal (Administrateur) » ou « Invite de commandes (Administrateur) », sauf indication contraire. Lancez-les une à la fois, dans l'ordre, et attendez la fin de chacune. Elles sont non destructives pour vos fichiers, sauf les commandes bcdedit, à utiliser avec soin, et chkdsk avec /r qui peut être très long. Pour ouvrir une fenêtre administrateur : clic droit sur le bouton Démarrer, puis « Terminal (Administrateur) ».

1. SFC : vérifier les fichiers système

sfc /scannow

Compte de 10 à 30 minutes. Trois résultats possibles : aucune violation d'intégrité (tout va bien), fichiers réparés (relancez la machine et testez), ou fichiers non réparables (passez à DISM, puis relancez SFC).

2. DISM : réparer l'image de Windows

DISM /Online /Cleanup-Image /CheckHealth
DISM /Online /Cleanup-Image /ScanHealth
DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth

CheckHealth est rapide et signale seulement si l'image est marquée comme endommagée. ScanHealth est plus lent. RestoreHealth répare en téléchargeant au besoin les fichiers sains à partir de Windows Update, ce qui exige une connexion Internet. Si la barre semble figée à 20 % ou 62 %, attendez : c'est courant. Ensuite, relancez sfc /scannow.

3. chkdsk : vérifier le disque

chkdsk C: /scan
chkdsk C: /f /r

La première commande fait une analyse en ligne sans arrêter Windows. La seconde corrige les erreurs et cherche les secteurs défectueux (/r) : Windows propose de l'exécuter au prochain redémarrage pour le disque système. Elle peut durer plusieurs heures sur un gros disque mécanique. Sur un SSD, le résultat est généralement plus rapide. Ne l'interrompez pas, surtout sur un portable branché sur la batterie seule. Si chkdsk signale des secteurs défectueux de façon répétée, considérez le disque comme suspect et sauvegardez.

4. mdsched : tester la mémoire

mdsched.exe

Windows propose de redémarrer pour lancer le test. Le test dure de 10 à 30 minutes en mode standard, plus longtemps en mode étendu. Au retour sur le bureau, un message indique le résultat (parfois après un délai). Vous pouvez aussi consulter l'Observateur d'événements, journaux Windows, Système, source MemoryDiagnostics-Results. Un test réussi ne prouve pas à 100 % que la mémoire est saine : un test plus long avec un outil spécialisé détecte plus d'erreurs. À l'inverse, une erreur détectée est un signal clair.

5. bcdedit et mode sans échec

bcdedit /enum
bcdedit /set {default} safeboot minimal
bcdedit /deletevalue {default} safeboot

La première commande liste la configuration de démarrage, utile pour montrer à un technicien. La deuxième force le démarrage en mode sans échec au prochain redémarrage. La troisième annule ce réglage : n'oubliez surtout pas de l'exécuter, sinon l'ordinateur démarrera toujours en mode sans échec. Notez que cette technique est utile si l'accès au menu de démarrage avancé est difficile. Si vous utilisez BitLocker, ayez votre clé de récupération sous la main avant de modifier la configuration de démarrage.

6. Retour de pilote (Roll Back Driver)

Interface graphique : clic droit sur Démarrer, Gestionnaire de périphériques, double-clic sur le périphérique (carte graphique, carte réseau...), onglet Pilote, bouton Restaurer le pilote. Le bouton est grisé si Windows n'a pas gardé de version précédente. Dans ce cas, désinstallez le périphérique en cochant « Supprimer le logiciel du pilote pour ce périphérique », redémarrez, puis installez une version stable du site du fabricant. Pour lister les pilotes tiers installés :

pnputil /enum-drivers

La commande affiche les paquets de pilotes avec leur nom publié (oemNN.inf), leur fournisseur et leur date : une date très récente est un indice utile.

7. Se débarrasser d'une mise à jour récente

Paramètres, Windows Update, Historique des mises à jour, Désinstaller des mises à jour. Choisissez la plus récente (elle porte un numéro KB) et désinstallez. Si Windows ne démarre plus, cette option existe aussi dans l'environnement de récupération (Dépannage, Options avancées, Désinstaller les mises à jour). Windows réinstallera la mise à jour à un moment donné : suspendez les mises à jour quelques jours, le temps que le problème soit corrigé ou diagnostiqué, mais ne les désactivez pas indéfiniment.

Windows ne démarre plus : mode sans échec et environnement de récupération

Si l'écran bleu revient avant que vous puissiez ouvrir une session, il faut passer par l'environnement de récupération Windows (WinRE). Windows y accède automatiquement après deux ou trois démarrages ratés, ou vous pouvez le forcer. De là, le mode sans échec, la désinstallation de mises à jour, l'invite de commandes et la restauration du système deviennent accessibles.

Entrer dans l'environnement de récupération

  1. Si Windows démarre au moins un peu : Paramètres, Système, Récupération, section « Options de récupération » ou « Démarrage avancé », bouton Redémarrer maintenant. Autre raccourci : maintenez la touche Maj en cliquant sur Redémarrer dans le menu Démarrer.
  2. Si Windows ne démarre pas : allumez l'ordinateur, et dès que le logo du fabricant ou de Windows apparaît, maintenez le bouton d'alimentation enfoncé jusqu'à l'arrêt complet. Répétez trois fois. Au troisième démarrage, Windows ouvre normalement la « Réparation automatique », puis les options avancées. Cette technique est largement employée par les techniciens, mais son comportement exact varie selon les machines : si elle ne fonctionne pas, utilisez une clé USB de dépannage créée à partir d'un autre ordinateur avec l'outil de création de média de Microsoft.
  3. Choisissez ensuite Dépannage, puis Options avancées.

Attention : si le disque est chiffré avec BitLocker, l'écran peut demander la clé de récupération. Prévoyez-la avant d'entrer dans cet environnement (compte Microsoft, compte de l'organisation ou copie imprimée).

Démarrer en mode sans échec

Dans WinRE : Dépannage, Options avancées, Paramètres de démarrage, Redémarrer, puis touche 4 ou F4 pour le mode sans échec, ou 5 / F5 pour le mode sans échec avec prise en charge réseau. C'est la séquence que Microsoft documente dans son dépannage. En mode sans échec, Windows charge un minimum de pilotes. Si l'ordinateur y est stable, la piste logicielle (pilote ou service) devient plus probable, et vous pouvez y désinstaller un pilote graphique, un antivirus ou une mise à jour. Si l'écran bleu survient aussi en mode sans échec, le matériel (ou un fichier système critique) est plus probablement en cause.

Outils utiles dans Options avancées

OutilÀ quoi il sertQuand l'utiliserRisque pour les fichiers
Réparation du démarrageCorrige les problèmes de chargement de WindowsCodes 0x7B, boucle de démarrageFaible
Désinstaller les mises à jourRetire la dernière mise à jour qualité ou fonctionnalitéÉcran bleu juste après une mise à jourFaible
Restauration du systèmeRevient à un point de restauration antérieurLe problème est récent, des points existentFaible pour les documents; des programmes récents peuvent disparaître
Invite de commandesSFC, DISM, chkdsk, bcdedit hors ligneWindows ne démarre pas du toutFaible si les commandes sont bien tapées
Paramètres de démarrageMode sans échec et autres optionsIsoler un pilote, désinstaller un logicielAucun
Réinitialiser ce PCRéinstalle Windows (avec ou sans conserver les fichiers)Dernier recours logicielÉlevé si vous n'avez pas de sauvegarde

Dans l'invite de commandes de WinRE, les lettres de lecteurs sont souvent différentes de celles que vous voyez dans Windows (le disque système peut s'appeler D: plutôt que C:). Vérifiez avec dir D:\ ou dir C:\ pour retrouver le dossier Windows avant de lancer chkdsk. Exemples de commandes hors ligne :

chkdsk D: /f /r
sfc /scannow /offbootdir=D:\ /offwindir=D:\Windows
DISM /Image:D:\ /Cleanup-Image /RestoreHealth /Source:WIM:E:\sources\install.wim:1 /LimitAccess

La dernière commande exige une source de fichiers (par exemple un ISO monté), c'est donc un geste avancé. Si vous n'êtes pas à l'aise, arrêtez-vous à la désinstallation de la mise à jour et à la restauration du système. Pour les cas de démarrage ou d'échec de mise à jour, retournez voir notre guide sur Windows qui ne démarre pas après une mise à jour.

Quand envisager de réinitialiser ou de réinstaller Windows

Une réinitialisation ou une réinstallation propre est un test utile : si les plantages cessent, la cause était logicielle; s'ils persistent sur une installation neuve avec uniquement les pilotes de base, la cause est quasi certainement matérielle. C'est aussi un test coûteux en temps, et risqué pour vos données. Faites-le seulement avec une sauvegarde vérifiée, après avoir épuisé les gestes plus légers. Notre page comment réinitialiser son PC détaille les options.

Checklist : avant de conclure que « l'ordinateur est fini »

Cette liste couvre, dans l'ordre, les vérifications qui règlent la grande majorité des écrans bleus avant de dépenser de l'argent. Cochez chaque case, notez les résultats, et gardez la liste : elle sera utile à un technicien si le problème persiste.

Checklist de diagnostic d'un écran bleu Windows 11

  • J'ai noté (ou photographié) le nom exact du code d'arrêt et le fichier .sys éventuellement affiché.
  • J'ai noté la date du premier écran bleu et ce qui a changé dans les 14 jours précédents (mise à jour, pilote, matériel, logiciel).
  • Mes fichiers importants existent en double, et j'ai ouvert la copie pour vérifier.
  • J'ai ma clé de récupération BitLocker si le disque est chiffré.
  • J'ai désactivé le redémarrage automatique pour pouvoir lire les prochains écrans.
  • J'ai consulté BlueScreenView ou l'Observateur d'événements (ID 41 et 1001).
  • J'ai installé les mises à jour de Windows, du BIOS et des pilotes du fabricant.
  • J'ai désinstallé la dernière mise à jour ou le dernier pilote en cause, si les dates concordent.
  • J'ai exécuté sfc /scannow, puis DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth.
  • J'ai exécuté chkdsk C: /f /r et noté le résultat.
  • J'ai exécuté le Diagnostic de mémoire Windows (mdsched.exe), et noté s'il a détecté des erreurs.
  • J'ai remis le BIOS aux valeurs par défaut (plus de surcadençage ni de profil mémoire).
  • J'ai vérifié la température et nettoyé la poussière (ventilateurs, grilles).
  • J'ai débranché les périphériques inutiles (clés USB, stations d'accueil, imprimantes, disques externes).
  • J'ai testé le mode sans échec et noté si le plantage y survient aussi.
  • J'ai vérifié l'espace libre sur C: (au moins 10 à 15 %).
  • J'ai analysé l'ordinateur avec Microsoft Defender ou un autre antivirus reconnu.
  • Si rien n'a marché, j'ai arrêté mes essais et pris rendez-vous plutôt que de risquer mes données.

Si vous cochez toutes les cases sans résultat, le diagnostic matériel (mémoire, disque, alimentation, carte mère) est le prochain pas logique. Si une case précise a fait disparaître le problème, notez-la : c'est probablement votre cause.

Trois scénarios québécois illustratifs

Les trois histoires ci-dessous sont des scénarios réalistes (illustratifs), construits à partir de cas typiques. Ce ne sont pas des dossiers de clients réels, et les chiffres servent d'ordres de grandeur. Elles montrent comment la même méthode (noter le code, chercher ce qui a changé, appliquer le premier correctif) mène à des conclusions très différentes.

Scénario réaliste (illustratif) 1 : le portable d'une travailleuse autonome, à Laval

Marie-Ève, graphiste à son compte, voit apparaître DRIVER_IRQL_NOT_LESS_OR_EQUAL trois fois en deux jours, toujours pendant les appels vidéo. Elle photographie l'écran : un fichier de pilote Wi-Fi est nommé. Le moniteur de fiabilité montre que les plantages ont commencé la veille de la dernière mise à jour du pilote réseau. Elle fait un retour du pilote (Gestionnaire de périphériques, onglet Pilote, Restaurer le pilote), redémarre, et ne voit plus de plantage pendant deux semaines. Coût : zéro dollar, 25 minutes. Leçon : un code qui nomme un pilote et une chronologie claire valent mieux que dix réparations « au hasard ».

Scénario réaliste (illustratif) 2 : le poste fixe d'une petite clinique, à Québec

Le poste de réception d'une clinique affiche des codes différents chaque semaine : MEMORY_MANAGEMENT, PAGE_FAULT_IN_NONPAGED_AREA, puis KERNEL_SECURITY_CHECK_FAILURE. Le mode sans échec plante aussi. Voilà le profil d'un problème matériel : plusieurs codes, aucune action précise, aucun pilote récent. Le Diagnostic de mémoire Windows signale des erreurs. Après avoir testé les deux barrettes séparément, l'une des deux fait planter le test à chaque passage. On la retire et le poste redevient stable sur la barrette restante, en attendant le remplacement. Coût indicatif : une barrette de remplacement à quelques dizaines de dollars, plus le temps du test. Leçon : des codes variés qui touchent la mémoire justifient un test de mémoire avant tout le reste.

Scénario réaliste (illustratif) 3 : le portable d'un étudiant, à Sherbrooke

Le portable de Samuel affiche UNEXPECTED_STORE_EXCEPTION de plus en plus souvent, puis INACCESSIBLE_BOOT_DEVICE un matin. Il a un SSD de plusieurs années, des fichiers qui mettent du temps à s'ouvrir et aucune sauvegarde de son travail de session. Le bon réflexe est ici de cesser les essais de réparation, de ne pas relancer chkdsk en boucle, et de sortir les données d'abord. Une fois les fichiers copiés, le SSD est remplacé et Windows est réinstallé. Coût indicatif : le prix d'un SSD neuf, plus une intervention de quelques heures. Leçon : devant un code lié au stockage, la priorité n°1 est de protéger les données, pas de réparer Windows.

Budget et prix au Québec : bricoler soi-même ou payer un technicien

Dans la majorité des cas, un écran bleu se règle gratuitement avec les outils déjà inclus dans Windows : SFC, DISM, retour de pilote, désinstallation d'une mise à jour. Les dépenses commencent quand un composant est en cause (mémoire, disque, alimentation). Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur en dollars canadiens, à vérifier chez votre détaillant, car les prix varient selon le modèle et la période.

SituationFaire soi-mêmeCoût indicatif (CAD)Avec un technicien
Pilote ou mise à jour en causeRetour de pilote, désinstallation0 $Utile si Windows ne démarre plus
Fichiers système abîmésSFC, DISM0 $Utile si SFC et DISM échouent
Mémoire défectueusemdsched, test barrette par barretteBarrette neuve : quelques dizaines de dollars, plus si la mémoire est soudée (remplacement de carte mère)Diagnostic fiable, achat de la bonne mémoire
Disque ou SSD en fin de vieRemplacement + réinstallationSSD neuf : de l'ordre de 60 à 200 $ selon la capacitéRécupération de données avant remplacement
SurchauffeNettoyage, pâte thermiqueQuelques dollars de produitsDémontage soigneux d'un portable
Alimentation d'un poste fixeTest avec un bloc de rechangeQuelques dizaines à une centaine de dollarsChoix d'une puissance adaptée
Carte mère, processeurRarement réaliste à la maisonVariable, parfois supérieur à la valeur de la machineÉvaluer réparation ou remplacement

Chez IT Cares, une consultation d'expert de 60 minutes coûte 119,99 $ CAD. Elle suffit habituellement à lire les vidages, faire le triage matériel ou logiciel et dire si une réparation vaut le coup. Pour se situer dans le marché, notre page sur le prix d'une réparation d'ordinateur au Québec et celle sur combien coûte la réparation d'un ordinateur donnent des repères. Pour décider entre réparer et remplacer, voyez réparer ou acheter neuf. Si l'ordinateur sert à votre entreprise, les dépenses de matériel sont généralement déductibles. Parlez-en à votre comptable pour les détails (TPS/TVQ, amortissement).

Ressources officielles

Quand vous cherchez de l'aide en ligne pour un code d'arrêt, privilégiez les sources du fabricant et de Microsoft. Les sites de « téléchargement de pilotes » et de « réparation en un clic » sont l'une des principales sources de logiciels indésirables et d'arnaques. Voici les références que nous avons réellement consultées pour ce guide (liste complète en fin de page) :

Une précision sur Driver Verifier : Microsoft documente cet outil pour traquer les pilotes fautifs, mais prévient qu'il consomme beaucoup de ressources, qu'il peut provoquer des plantages supplémentaires et qu'il ne faut pas vérifier tous les pilotes à la fois. Réservez-le à un technicien ou à un usage très ciblé. S'il rend le démarrage impossible, il se désactive en mode sans échec.

Quand appeler un pro

Appelez un technicien si vous avez perdu l'accès à vos données importantes, si le même écran bleu revient après SFC, DISM, chkdsk et un test de mémoire, si l'ordinateur ne démarre plus, ou si vous soupçonnez un composant à remplacer. Le but est de ne pas aggraver la situation, car chaque tentative de réparation ratée sur un disque en difficulté réduit les chances de récupérer vos fichiers.

IT Cares offre du soutien informatique depuis 2014, à distance partout au Canada et sur place au Québec. Beaucoup de problèmes de pilotes, de mises à jour et de fichiers système se règlent à distance, sous vos yeux. Si l'ordinateur ne démarre plus, la visite sur place ou une récupération des données est plus appropriée. Découvrez notre réparation d'ordinateur à distance, réservez une séance sur la page de réservation ou appelez le 1 (888) 711-9428. Préparez le code d'arrêt, l'heure du dernier plantage et ce qui a changé récemment : cela raccourcit nettement le diagnostic.

Encore bloqué? Un technicien peut intervenir maintenant

Soutien à distance IT Cares : nous nous connectons à votre appareil, réglons le problème sous vos yeux et vous expliquons ce qui s'est passé.

Questions fréquentes

Que veut dire un code d'arrêt sur un écran bleu Windows 11?
C'est le nom que Windows donne à la condition qui l'a forcé à s'arrêter pour protéger le système et vos données, par exemple CRITICAL_PROCESS_DIED ou KERNEL_SECURITY_CHECK_FAILURE. Notez ce nom, et le fichier .sys éventuellement affiché, puis cherchez-le dans le tableau de ce guide pour connaître la famille de causes et le premier correctif.
Où trouver le code d'arrêt après le redémarrage?
Dans l'Observateur d'événements, journal Système, événements 1001 (BugCheck) et 41 (Kernel-Power), ou avec la commande PowerShell Get-WinEvent indiquée dans ce guide. Le moniteur de fiabilité (perfmon /rel), le dossier C:\Windows\Minidump et l'outil BlueScreenView aident aussi.
Où se trouve le dossier Minidump?
Selon la documentation de Microsoft, les petits fichiers de vidage sont enregistrés dans %SystemRoot%\Minidump, soit C:\Windows\Minidump sur la plupart des ordinateurs. Les vidages plus volumineux (noyau, complet, automatique) vont dans C:\Windows\MEMORY.DMP. Si le dossier est vide, le vidage est peut-être désactivé ou les fichiers ont été effacés par un nettoyage.
Un écran bleu veut-il dire que mon ordinateur est fini?
Non. Un seul écran bleu isolé est rarement grave. Dans sa documentation, Microsoft attribue la majorité des arrêts à du code de pilotes tiers, une plus petite part au matériel. Le signal d'alarme est la répétition, surtout avec des codes différents, ou un plantage dès le démarrage.
Que faire si CRITICAL_PROCESS_DIED apparaît après une mise à jour?
Désinstallez la dernière mise à jour (Paramètres, Windows Update, Historique des mises à jour), faites un retour du dernier pilote, puis lancez sfc /scannow et DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth. Si Windows ne démarre plus, utilisez l'environnement de récupération.
WHEA_UNCORRECTABLE_ERROR (0x124) est-il toujours un problème matériel?
Ce code signale une erreur matérielle fatale rapportée par le système, donc le matériel (processeur, mémoire, alimentation, chaleur, surcadençage) est la première piste. Il n'est pas toujours défectueux : un surcadençage, un profil mémoire trop agressif ou un BIOS ancien peuvent suffire. Remettez d'abord le BIOS aux valeurs par défaut.
Comment savoir si c'est la mémoire vive (RAM)?
Lancez le Diagnostic de mémoire Windows (mdsched.exe). Des erreurs détectées sont un signal clair. L'absence d'erreur n'est pas une preuve absolue : avec plusieurs barrettes, testez-les une à une, et désactivez XMP/EXPO pour vérifier que le profil mémoire n'est pas en cause.
Peut-on réparer INACCESSIBLE_BOOT_DEVICE (0x7B) soi-même?
Parfois. Annulez d'abord tout changement récent du mode de stockage dans le BIOS (AHCI, RAID, VMD), débranchez les périphériques inutiles, puis essayez la Réparation du démarrage et la désinstallation de la dernière mise à jour depuis l'environnement de récupération. Si le disque n'apparaît plus dans le BIOS, c'est un défaut matériel probable : protégez vos données et consultez un technicien.
SFC et DISM, dans quel ordre les lancer?
Lancez d'abord sfc /scannow. Si SFC signale des fichiers qu'il ne peut pas réparer, lancez DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth (connexion Internet nécessaire), puis relancez sfc /scannow. Ces commandes ne touchent pas à vos documents.
Comment revenir à un pilote précédent?
Gestionnaire de périphériques, double-clic sur le périphérique, onglet Pilote, bouton Restaurer le pilote. S'il est grisé, désinstallez le périphérique en cochant la suppression du logiciel du pilote, redémarrez, puis installez une version stable téléchargée sur le site du fabricant.
Est-ce que chkdsk peut effacer mes fichiers?
Normalement non : chkdsk corrige les erreurs du système de fichiers. Sur un disque défaillant, toutefois, une analyse prolongée peut aggraver la situation et des fragments de fichiers peuvent être placés dans des dossiers de récupération. Si vos données sont importantes et que le disque donne des signes de faiblesse, sauvegardez ou faites copier les données avant.
Faut-il réinstaller Windows pour régler un écran bleu?
C'est rarement le premier geste. Une réinstallation est utile comme test : si les plantages cessent, la cause était logicielle; s'ils persistent, la cause est probablement matérielle. Faites-la seulement avec une sauvegarde vérifiée et après les gestes plus légers (mise à jour, pilotes, SFC, DISM, test mémoire).
Un virus peut-il causer un écran bleu?
C'est possible, mais moins fréquent que les pilotes ou le matériel. Une analyse avec Microsoft Defender ou un autre antivirus reconnu fait partie des vérifications générales recommandées par Microsoft. Méfiez-vous des fausses alertes affichées dans le navigateur qui imitent un écran bleu et vous demandent d'appeler un numéro: ce n'est pas un vrai code d'arrêt.
Quand appeler IT Cares?
Si vous avez des données importantes à risque, si le même écran bleu revient après SFC, DISM, chkdsk et un test de mémoire, ou si l'ordinateur ne démarre plus. Appelez le 1 (888) 711-9428 ou réservez une séance. Une consultation d'expert de 60 minutes coûte 119,99 $ CAD.

Sources et références officielles

Dernière vérification : 1er octobre 2026