Faux Centre antifraude du Canada : l'arnaque de la récupération de fonds qui cible d'anciennes victimes

Révisé par les techniciens IT Cares · Mis à jour 1er octobre 2026

Téléphone intelligent affichant une alerte de sécurité à côté d'une carte bancaire et d'un ordinateur portable, arnaque de faux agent antifraude
Un appel qui promet de récupérer votre argent perdu et qui demande des frais est un signal d'alarme.

Solution rapide (4 gestes)

  1. Cessez tout contact et ne rappelez pas le numéro de l'appelant.
  2. Appelez votre banque au numéro au dos de votre carte et faites bloquer vos cartes.
  3. Si vous avez donné un accès à distance, déconnectez l'appareil d'Internet et changez vos mots de passe depuis un autre appareil.
  4. Signalez à la police et au CAFC (comment signaler), puis suivez le plan heure par heure.

Qu'est-ce que l'arnaque du faux Centre antifraude et de la fausse récupération de fonds?

C'est une fraude d'usurpation : quelqu'un vous contacte en prétendant travailler pour le Centre antifraude du Canada (CAFC), pour une banque ou pour la police, puis vous promet de retrouver l'argent perdu dans une fraude précédente. Le piège, c'est qu'on vous demande de payer, de donner vos accès ou de vos renseignements bancaires pour « débloquer » ce remboursement imaginaire. Vous êtes donc volé une deuxième fois, souvent par des gens qui savent déjà que vous avez été une victime.

Le CAFC lui-même met cette fraude de l'avant. Sur sa page d'accueil, lue le 1er octobre 2026, l'alerte courante s'intitule « Alerte aux imposteurs qui se présentent faussement comme des agents du Centre antifraude du Canada! », et le texte précise que des fraudeurs continuent de tenter de se faire passer pour des représentants de l'organisme. Selon cette même page, les fraudeurs prétendent enquêter sur des fraudes existantes, promettent de récupérer de l'argent perdu antérieurement et demandent des renseignements personnels et financiers. Des médias canadiens ont aussi relayé ces derniers mois des mises en garde sur l'utilisation du nom et du logo du CAFC pour viser d'anciennes victimes.

Ce guide est écrit pour trois personnes : celle qui vient de recevoir un appel étrange et se demande si c'est réel, celle qui a déjà répondu et se demande quoi faire dans les prochaines heures, et le proche (enfant, voisin, aidant) qui veut protéger un parent âgé. Il suit la logique d'un plan : reconnaître, vérifier, agir, signaler, se protéger.

La règle d'or, sans exception

Si on vous demande de l'argent, un virement, des cartes-cadeaux, de la cryptomonnaie, un code reçu par texto ou un accès à distance à votre ordinateur, ce n'est pas le CAFC. Raccrochez. Appelez ensuite votre banque au numéro au dos de votre carte, jamais à un numéro donné par l'appelant. Selon le CAFC, l'organisme « ne communique pas avec les particuliers pour leur demander de l'argent ».

Les trois visages de la même fraude

L'avis du CAFC publié le 2 juillet 2024 décrit trois scénarios fréquents d'usurpation. Ils se mélangent souvent dans un même appel, et c'est pourquoi une personne prudente peut se faire prendre : l'appelant change de rôle en cours de route.

ScénarioCe que le fraudeur prétendCe qu'il veut obtenirMoyen de contact typique
Faux enquêteur bancaire ou antifraudeIl a détecté des transactions non autorisées ou des données compromises, et mène une enquêteRenseignements de carte, dépôt dans un « compte sécurisé », argent pour « faire avancer l'enquête », votre silenceAppel (numéro falsifié), texto, courriel
Faux soutien techniqueUn virus a infecté votre ordinateur, parfois au nom de MicrosoftAccès à distance à votre appareil, puis accès à vos comptes bancairesFenêtre contextuelle, appel
Fausse récupération de fondsVotre argent perdu a été retrouvé, ou le sera, avec leur aideFrais administratifs, taxes, dépôts de garantie, cryptomonnaie, versement immédiatAppel, courriel, médias sociaux

Les trois scénarios exploitent la même émotion : l'urgence mêlée à l'espoir. Quelqu'un qui a perdu 5 000 $ ou 50 000 $ voudrait tellement que l'histoire se termine bien qu'il baisse la garde. Les fraudeurs le savent, et c'est pour cela que les anciennes victimes sont une cible de choix.

Comment l'arnaque se déroule, étape par étape

Dans la plupart des cas, l'arnaque suit un scénario en huit temps : prise de contact, preuve de crédibilité, bonne nouvelle, urgence, demande d'argent ou d'accès, silence imposé, nouvelles demandes, puis disparition. Reconnaître le moment où vous êtes rendu dans le scénario est la meilleure défense, parce que chaque étape a ses phrases-types.

Étape 1 : le premier contact

Le contact peut se faire par téléphone, par courriel ou par les médias sociaux, selon la page du CAFC consacrée aux imposteurs lue le 1er octobre. Au téléphone, le numéro affiché peut sembler officiel ou local. Le CAFC rappelle dans son avis de 2024 que les fraudeurs falsifient les numéros de téléphone et les en-têtes de courriel, donc un afficheur qui montre un numéro gouvernemental ne prouve rien.

Étape 2 : l'usage du nom, du logo et de faux documents

L'appelant ou le message utilise le nom et le logo du Centre ainsi que de faux documents pour paraître légitime. Vous pouvez recevoir par courriel un « dossier » avec un numéro de cas, une lettre à en-tête ou la photo d'une fausse carte d'enquêteur. Rien de cela n'est une preuve : n'importe qui peut fabriquer un PDF en dix minutes.

Étape 3 : la bonne nouvelle

« Nous avons retrouvé votre argent. » « Votre dossier de fraude a été rouvert. » « Un groupe criminel a été arrêté et vous figurez sur la liste des victimes à rembourser. » C'est ici que l'ancienne victime ressent un soulagement, et c'est le moment où le jugement fléchit. Retenez surtout ceci : le CAFC, selon sa page sur les imposteurs, ne vous demandera jamais de payer ou de virer des fonds, donc une « récupération » qui commence par un paiement de votre part est déjà un drapeau rouge.

Étape 4 : l'urgence et la confidentialité

« Le dossier ferme demain. » « Ne parlez de cette enquête à personne, pas même à votre banque, car un employé est peut-être complice. » La page du CAFC mentionne explicitement le silence sur l'enquête parmi ce qu'un faux enquêteur peut demander. L'isolement est l'arme la plus efficace : une victime qui n'en parle à personne ne se fait pas contredire.

Étape 5 : la demande

Selon le CAFC, l'arnaqueur de récupération demande des frais administratifs, des taxes, des dépôts de garantie ou de la cryptomonnaie. Le faux enquêteur bancaire, lui, demande les renseignements de carte de débit ou de crédit, un dépôt dans un « compte sécurisé » ou de l'argent pour faire avancer l'enquête. Dans le cas du faux soutien technique, la demande est un accès à distance à votre ordinateur.

Étape 6 : la preuve de bonne foi inversée

Quand la victime hésite, l'appelant retourne la pression : « Si vous ne payez pas les frais, vous perdez tout ce qui a été récupéré. » ou « Vous ne voulez pas aider l'enquête? » Une vraie organisation ne vous reproche jamais de vouloir vérifier. Un fraudeur, si.

Étape 7 : les demandes qui s'accumulent

Une fois le premier paiement fait, il y a presque toujours un deuxième : une « taxe de transfert », un « certificat de conformité », une « assurance ». C'est ce qui rend cette fraude si coûteuse pour les victimes qui y croient. Chaque petit montant paraît raisonnable comparé à la somme promise.

Étape 8 : la disparition, ou le retour

Les fraudeurs disparaissent après le dernier paiement, ou reviennent plus tard avec une nouvelle histoire. Une personne qui a payé une fois peut se retrouver sur une liste de cibles prioritaires. Nous reviendrons plus loin sur le plan à suivre pour éviter ce cercle.

Pour les lecteurs qui reçoivent surtout des textos de type « votre compte est suspendu » ou « une amende vous attend », nous avons un guide distinct, dont la différence avec celui-ci est expliquée dans la section sur les arnaques voisines. Voyez aussi notre guide sur le texto frauduleux de la SAAQ, de Revenu Québec ou de Desjardins si vous avez cliqué sur un lien.

Pourquoi les anciennes victimes sont ciblées

Les anciennes victimes sont ciblées parce qu'elles sont déjà motivées : elles veulent récupérer leur argent, elles ont souvent déjà échangé avec des fraudeurs, et leurs coordonnées peuvent circuler dans des listes que se revendent les criminels. Cette dernière partie est une hypothèse raisonnable plutôt qu'un fait que nous avons lu sur une page officielle, mais elle correspond à ce que le CAFC décrit : des appels qui ciblent expressément des personnes ayant déjà subi une fraude.

Il y a aussi un facteur psychologique. Après une fraude, on ressent de la honte, de la colère et le besoin de « réparer ». Un appel qui vous dit « ce n'est pas votre faute, nous allons arranger ça » touche exactement là. Beaucoup de victimes n'avaient jamais parlé de leur perte à leur famille, ce qui renforce la demande de confidentialité du fraudeur.

Troisième facteur : la crédibilité empruntée. Une personne qui a déjà signalé sa fraude au CAFC ou à la police sait que ces organismes existent. Quand un inconnu cite leur nom, elle y croit plus vite que si l'appel venait d'un parfait étranger. C'est pourquoi la meilleure habitude est de ne jamais valider l'identité d'un appelant avec les coordonnées qu'il vous donne lui-même.

Ce que cela veut dire pour vous

12 signaux d'alarme d'un faux agent du Centre antifraude

Un seul de ces signaux suffit pour raccrocher : demande d'argent, demande d'accès à distance, demande de codes ou de renseignements bancaires, pression pour agir vite, consigne de garder le secret, numéro rappelé fourni par l'appelant, paiement en cartes-cadeaux ou en cryptomonnaie. Voici la liste complète, avec ce qu'il faut faire pour chacun.

  1. On vous demande de l'argent, peu importe la raison. Frais, taxes, dépôt de garantie, « assurance de transfert ». Le CAFC écrit qu'il ne communique pas avec les particuliers pour leur demander de l'argent.
  2. On vous demande de virer des fonds vers un « compte sécurisé ». Ce compte n'existe que pour recevoir votre argent. La page du CAFC cite justement ce scénario.
  3. On exige un accès à distance à votre ordinateur ou à votre téléphone. Selon le CAFC, l'organisme ne demandera jamais d'accéder à distance à votre appareil. Un accès donné permet de voir vos comptes et de déclencher des transactions.
  4. On vous demande les numéros de votre carte, votre NIP ou des codes reçus par texto. Ces renseignements ne sont jamais nécessaires pour vous « rembourser ».
  5. On vous demande de garder le secret. « Ne dites rien à votre banque ni à votre famille. » Une enquête légitime ne vous interdit pas de consulter votre banque.
  6. On vous presse avec une date limite. « Votre dossier ferme à 17 h. » L'urgence est conçue pour vous empêcher de réfléchir ou d'appeler quelqu'un.
  7. Le numéro d'appel affiché semble officiel. Il peut être falsifié. Le CAFC conseille de ne pas présumer que le numéro affiché est authentique.
  8. L'appelant vous donne un numéro pour le rappeler. Ce numéro mène à un complice. Rappelez plutôt la banque au numéro au dos de votre carte, ou le CAFC par les coordonnées publiées sur son site.
  9. Vous n'avez rien demandé et on vous « retrouve » de nulle part. Un contact non sollicité qui parle de remboursement d'une perte passée mérite la méfiance, surtout si vous n'avez jamais donné votre numéro à cet organisme.
  10. On vous envoie des documents au look officiel pour vous convaincre. Logo, numéro de dossier, lettre signée. Selon le CAFC, les fraudeurs emploient le nom, le logo et de faux documents.
  11. On vous demande de payer en cryptomonnaie, en cartes-cadeaux ou par un moyen difficile à retracer. La cryptomonnaie est expressément mentionnée par le CAFC pour la fausse récupération de fonds. Les cartes-cadeaux et les virements sont des choix très courants chez les fraudeurs en général.
  12. Chaque paiement entraîne une nouvelle demande. Un deuxième, puis un troisième « frais » signifie presque certainement que vous êtes dans le scénario décrit plus haut.

Phrase à garder à portée de main

« Je vais raccrocher et rappeler moi-même par le numéro officiel. » Dites-la sans vous excuser. Un vrai interlocuteur comprendra. Un fraudeur insistera, haussera le ton ou raccrochera, ce qui est en soi une réponse.

Comment réagir selon le canal

Par téléphone : ne donnez aucune information, même confirmer votre nom ou votre date de naissance peut aider l'interlocuteur à construire la suite. Raccrochez et ne rappelez pas le numéro affiché. Par texto ou courriel : n'ouvrez pas les pièces jointes et ne cliquez pas sur les liens. Si vous voulez vérifier, tapez vous-même l'adresse du site officiel dans votre navigateur. Par médias sociaux : un message privé d'un « agent » du CAFC est suspect par défaut, car le CAFC indique que les fraudeurs utilisent aussi ce canal. Bloquez le compte et signalez-le à la plateforme.

Un cas particulier mérite d'être mentionné : l'imposteur qui prétend appeler « de la part de Microsoft » pour un virus. Si vous êtes dans ce scénario, notre article sur les gestes à poser après une arnaque de faux support technique décrit les étapes de nettoyage de l'appareil.

Illustration d'un appel frauduleux, d'une carte bancaire et d'un bouclier de protection contre l'arnaque de récupération de fonds

Ce que le vrai Centre antifraude du Canada fait et ne fait jamais

Le vrai CAFC recueille les signalements de fraude et de cybercriminalité, au Canada, auprès des victimes comme des témoins, et publie des alertes. Il ne vous demandera jamais de virer des fonds, d'accéder à distance à votre appareil, de fournir vos données bancaires ou vos codes, ni de participer à une enquête en envoyant de l'argent. Cette liste vient directement de la page du CAFC sur les imposteurs, lue le 1er octobre 2026.

Nous avons volontairement limité cette section à ce que disent les pages officielles françaises que nous avons ouvertes. Si un appelant prétend que le CAFC fait autre chose que ce qui suit, ne le croyez pas sur parole : vérifiez sur le site officiel.

SujetCe que dit le CAFC (pages lues le 1er octobre 2026)Ce que dit un faux agent
Demander de l'argentLe CAFC « ne communique pas avec les particuliers pour leur demander de l'argent »« Il faut payer des frais pour libérer vos fonds »
Virer des fondsNe vous demandera jamais de virer des fonds ou de faire un paiement« Déposez dans un compte sécurisé »
Accès à distanceNe vous demandera jamais d'accéder à distance à votre appareil« Installez ce logiciel pour que je voie votre dossier »
Données bancairesNe vous demandera jamais vos données bancaires ou vos codes« Confirmez votre numéro de carte et le code reçu »
EnquêteNe vous demandera pas de participer à une enquête en envoyant de l'argent« Envoyez des fonds pour faire avancer l'enquête »
SignalementReçoit les signalements en ligne (anonymement si vous le souhaitez) ou par téléphone au 1-888-495-8501« Donnez-moi tous les détails maintenant, ici »
SecretLes pages lues recommandent d'aviser banque, police et CAFC« Ne dites rien à personne »

Ce que nous n'avons pas pu vérifier

Nous n'avons pas lu de page officielle qui décrive en détail le fonctionnement interne du CAFC, ses protocoles de rappel ou la façon dont il traite les dossiers. Nous ne prétendons donc pas qu'il « n'appelle jamais » personne : nous disons seulement que, d'après ses propres pages, il ne demande jamais d'argent, de virement, d'accès à distance ni de renseignements bancaires. En cas de doute, la meilleure règle reste de ne pas continuer l'échange et de passer par les voies officielles.

Comment vérifier sans vous exposer

  1. Raccrochez. Ne dites pas « je vais vérifier » à l'appelant, simplement terminez l'appel.
  2. Ouvrez un navigateur et tapez vous-même l'adresse antifraudcentre-centreantifraude.ca. Ne passez pas par un lien reçu.
  3. Appelez le numéro sans frais publié par le CAFC (1-888-495-8501) ou utilisez le portail de signalement officiel.
  4. Si vous craignez que votre argent soit en danger, appelez en parallèle votre institution financière au numéro au dos de votre carte.

Quelle différence avec les textos SAAQ, Revenu Québec et la voix clonée par IA?

La fausse récupération de fonds est une arnaque de « sauvetage » : elle vous contacte après un malheur et vous promet un remboursement. Le texto frauduleux de la SAAQ ou de Revenu Québec, lui, mise sur une fausse amende ou un faux solde, et la voix clonée imite quelqu'un que vous aimez. Les remèdes se ressemblent (ne rien payer sous pression, vérifier par un canal officiel), mais les mauvais réflexes diffèrent.

ArnaqueAccrocheÉmotion exploitéeRéflexe de défense
Faux CAFC, récupération de fonds« Nous avons retrouvé votre argent »Espoir, soulagement, honteNe jamais payer pour recevoir de l'argent, rappeler par les voies officielles
Texto SAAQ, Revenu Québec, DesjardinsAmende, remboursement, compte bloqué, lien à cliquerPeur d'une pénalité, urgenceNe pas cliquer, ouvrir le site officiel soi-même
Voix clonée par IA« Maman, c'est moi, j'ai un problème »Panique pour un procheMot de passe de famille, rappeler le proche directement

Si l'arnaque que vous traversez a commencé par un texto avec un lien, lisez notre guide sur ce qu'il faut faire si vous avez cliqué sur un texto frauduleux de la SAAQ, de Revenu Québec ou de Desjardins. Si l'appel imitait une voix familière, consultez notre article sur la voix clonée par IA et la protection de la famille. Une même victime reçoit parfois les trois approches en quelques semaines, car les réseaux frauduleux testent plusieurs scénarios.

Attention à un piège de logique : une personne qui sait reconnaître le texto « amende SAAQ » peut se croire immunisée, puis tomber sur l'appel du « bon » enquêteur. Vous n'êtes pas « bête » parce que vous vous êtes fait prendre; ces scénarios sont conçus pour contourner l'expérience.

Fausses ressources de « récupération »

Une variante à surveiller : des sites ou des « firmes » qui prétendent récupérer l'argent des victimes contre des frais initiaux. Le CAFC, selon sa page, signale que les fraudeurs de récupération de fonds exigent des frais administratifs, des taxes ou des dépôts. Un service sérieux ne se fait pas payer d'avance pour une promesse sans garantie. Si vous hésitez devant une firme qui dit pouvoir retracer vos fonds, signalez-la au CAFC et demandez conseil à la police ou à un avocat avant de verser quoi que ce soit.

Notre article sur les arnaques de rencontres en ligne, leurs signes et la récupération aborde un autre cas où des victimes sont recontactées par de faux « sauveteurs ».

Vous avez payé ou donné vos accès : le plan heure par heure

Si vous avez payé ou donné vos accès, agissez dans cet ordre : coupez le contact, appelez votre banque au numéro au dos de la carte, sécurisez vos comptes et votre appareil, puis signalez à la police et au CAFC. Chaque heure compte, mais la honte ne doit pas vous empêcher d'appeler. Les victimes qui parlent vite à leur institution financière gardent plus de marge de manoeuvre, même si personne ne peut garantir qu'un montant sera récupéré.

Nous ne connaissons pas le règlement précis de votre banque ni de votre émetteur de carte, et nous ne les avons pas consultés pour cet article. Le plan ci-dessous est donc une marche à suivre prudente, pas une promesse de remboursement. Demandez à votre institution ce qu'elle peut faire dans votre situation.

Les 15 premières minutes

  1. Raccrochez ou cessez de répondre. Ne rappelez pas, n'expliquez rien, ne dites pas que vous savez que c'est une fraude.
  2. Si vous avez installé un logiciel d'accès à distance, déconnectez l'appareil d'Internet. Coupez le Wi-Fi ou débranchez le câble réseau. Éteindre complètement l'ordinateur est préférable à continuer d'y travailler.
  3. Appelez votre banque au numéro au dos de votre carte, et non à celui que l'appelant vous a donné. Dites : « J'ai été victime d'une fraude, j'ai donné des renseignements bancaires » ou « j'ai fait un virement frauduleux ». Demandez à parler au service antifraude.
  4. Demandez le blocage ou le remplacement de vos cartes et la surveillance de vos comptes.

De 15 minutes à 1 heure

  1. Si vous avez payé par virement Interac, par virement bancaire ou en cryptomonnaie, dites-le précisément à la banque ou à la plateforme, avec le montant, l'heure, le destinataire et l'adresse de portefeuille si vous l'avez. Ne promettez rien : certains paiements sont difficiles à annuler.
  2. Si vous avez acheté des cartes-cadeaux, conservez les reçus et les cartes, notez les numéros, et contactez l'émetteur de la carte pour savoir s'il peut geler le solde.
  3. Changez vos mots de passe depuis un appareil propre (un autre téléphone ou un ordinateur dont vous êtes sûr). Commencez par le courriel principal, puis la banque en ligne, puis les autres comptes importants. Activez la vérification en deux étapes.
  4. Gardez des preuves : notez le numéro qui a appelé, l'heure, les noms utilisés, les courriels et captures d'écran, les montants et les numéros de transaction. Ne supprimez rien.

Dans les premières 24 heures

  1. Faites un rapport à la police locale. La page de signalement du CAFC indique de contacter votre service de police local dès que possible si vous êtes victime.
  2. Signalez au CAFC en ligne ou par téléphone (détails dans la section suivante).
  3. Passez en revue vos comptes : transactions inconnues, nouvelles adresses de courriel de récupération, règles de transfert de courriels, appareils connectés. Retirez tout ce que vous ne reconnaissez pas.
  4. Faites analyser votre ordinateur si vous avez donné un accès à distance. Désinstallez le logiciel d'accès à distance et faites une analyse complète, ou demandez à un technicien de vérifier.

Liste de contrôle d'urgence (imprimez-la ou prenez une capture)

  • J'ai cessé tout contact avec l'appelant et je n'ai pas rappelé son numéro.
  • J'ai appelé ma banque au numéro au dos de ma carte et décrit exactement ce que j'ai fait.
  • J'ai demandé le blocage ou le remplacement de mes cartes de débit et de crédit.
  • Si j'ai donné un accès à distance, mon appareil est déconnecté d'Internet.
  • J'ai changé mes mots de passe depuis un appareil propre, courriel en premier.
  • J'ai activé la vérification en deux étapes sur mon courriel et ma banque.
  • J'ai noté le numéro appelant, l'heure, les montants et les numéros de transaction.
  • J'ai fait un rapport à la police locale.
  • J'ai signalé la fraude au CAFC.
  • J'ai prévenu un proche de confiance.

Dans les 72 heures et la semaine suivante

Si vous avez donné vos accès à l'ordinateur

Un accès à distance donne à l'autre personne la même vue que vous : fichiers, courriels, gestionnaire de mots de passe, banque en ligne. Après avoir coupé la connexion, considérez que tous les mots de passe enregistrés ou saisis pendant la session sont compromis. Changez-les depuis un autre appareil, révoquez les sessions ouvertes (la plupart des services ont une option « se déconnecter partout »), et faites vérifier l'appareil avant de le rebrancher à Internet. Notre guide sur quoi faire après une arnaque de faux support technique détaille le nettoyage, et comment savoir si votre ordinateur a un virus aide à repérer les signes d'infection.

Un point de vigilance : si vous avez utilisé le même mot de passe sur plusieurs comptes, changez-les tous, dans l'ordre d'importance. Un gestionnaire de mots de passe rend cette étape beaucoup moins pénible.

Comment signaler au Centre antifraude du Canada et à la police

Vous pouvez signaler au CAFC par téléphone au numéro sans frais 1-888-495-8501, du lundi au vendredi, de 10 h à 16 h 45 (heure de l'Est), ou en ligne sur signalercyberetfraude.canada.ca, de façon anonyme si vous le souhaitez. Si vous êtes victime, contactez aussi votre service de police local dès que possible. Ces renseignements viennent de la page « Comment signaler une fraude » du CAFC, lue le 1er octobre 2026.

Le CAFC invite à signaler que l'on soit victime ou témoin. La page précise que, pour que les organismes d'application de la loi puissent lutter contre la fraude et la cybercriminalité, il est essentiel que les personnes qui en sont témoins ou victimes la signalent. Même si vous n'avez rien perdu, signaler une tentative aide à documenter l'arnaque.

VoieQuand l'utiliserCe qu'il faut savoir
Police localeDès que possible si vous êtes victimeDemandez un numéro de rapport; votre banque peut le demander
CAFC, en ligneVictime, témoin ou tentativeAnonymat possible; préparez vos notes avant de commencer
CAFC, téléphone (1-888-495-8501)Si vous préférez parler à quelqu'unLundi au vendredi, 10 h à 16 h 45 (heure de l'Est)
Banque ou émetteur de carteImmédiatement, avant tout autre signalementUtilisez le numéro au dos de votre carte
Plateforme (réseau social, courriel)Contact initial par ce canalBloquez et signalez le compte ou le message

Ce qu'il est utile de préparer

La page du CAFC ne précise pas ce qu'il faut préparer, mais les éléments suivants rendent le signalement plus complet : le numéro et l'heure de l'appel; le nom utilisé; la méthode de contact; les montants, dates et moyens de paiement; les adresses de courriel, sites web ou comptes de médias sociaux; les captures d'écran. Écrivez le récit dans l'ordre chronologique, même s'il vous gêne. Personne ne vous jugera, et ces détails aident les enquêteurs.

Attention à un faux signalement : n'utilisez pas un lien reçu dans un courriel ou un texto pour « signaler au CAFC ». Tapez vous-même l'adresse dans votre navigateur ou passez par le site antifraudcentre-centreantifraude.ca.

Banque, cartes, NIP et dossier de crédit : que protéger en priorité?

Appelez d'abord votre banque pour faire bloquer les cartes compromises et surveiller les comptes, changez ensuite votre NIP et vos mots de passe, puis renseignez-vous auprès d'Équifax et de TransUnion sur la procédure d'alerte de fraude si vos renseignements d'identité ont été exposés. Nous n'avons pas lu les politiques de ces entreprises, donc nous ne détaillons pas leurs procédures : consultez leurs pages officielles.

Une honnêteté nécessaire sur le remboursement

Personne ne peut vous garantir de retrouver l'argent envoyé à un fraudeur, et cet article ne le fait pas. Ce qui augmente vos chances, c'est la rapidité du signalement à la banque et à la police et la qualité des preuves. Méfiez-vous de quiconque vous promet un remboursement garanti contre paiement.

Protéger un parent âgé : mots de passe de famille et conversations utiles

Pour protéger un parent âgé, parlez-lui de cette fraude avant l'appel, convenez d'une règle simple (« on ne paie jamais quelqu'un qui nous appelle, on raccroche et on appelle un proche ») et mettez en place des protections sur ses comptes. La honte est le premier obstacle : assurez-lui qu'une victime n'a rien à se reprocher.

Cinq gestes concrets

  1. La règle du raccrocher. Écrivez-la en gros près du téléphone : « Banque, police, CAFC : je raccroche et je rappelle moi-même ».
  2. Un mot de passe de famille. Pour les appels d'urgence « d'un proche », un mot convenu à l'avance. Notre guide sur la voix clonée par IA explique comment l'établir.
  3. Un proche de confiance désigné. Avant tout paiement ou tout virement inhabituel, la personne appelle ce proche. Parlez-en avec sa banque pour voir quelles options d'alerte existent.
  4. Un filtrage des appels. Utiliser les options de blocage de numéros inconnus de l'opérateur ou du téléphone. Aucune méthode n'est parfaite, mais elle réduit le bruit.
  5. Un accompagnement numérique. Mots de passe solides, vérification en deux étapes, antivirus à jour, bonne hygiène du courriel. Voyez notre guide de sécurité informatique pour les aînés, nos services pour les aînés et notre cours d'informatique pour les aînés à Montréal.

Comment en parler sans humilier

Évitez « Comment as-tu pu tomber là-dedans? ». Dites plutôt : « Ces gens sont des professionnels, ils piègent des gens très intelligents. Voici ce qu'on peut faire ensemble. » Si votre parent a déjà perdu de l'argent, proposez de l'accompagner au poste de police et pendant l'appel au CAFC.

Autre piste : vérifiez avec lui son téléphone et son ordinateur pour détecter toute application d'accès à distance installée à son insu. Si vous suspectez que des courriels de sa boîte ont été consultés, passez sa messagerie en revue en même temps que ses mots de passe.

Trois scénarios québécois illustratifs

Ces trois scénarios sont des exemples inventés pour illustrer ce qui se passe, et non des cas réels. Ils montrent trois issues possibles : l'appel déjoué, la fraude partielle et la fraude complète avec accès à distance. Les montants sont arbitraires et servent seulement à donner un ordre de grandeur de décisions.

Scénario réaliste (illustratif) 1 : l'appel déjoué à Longueuil

Madame L., 68 ans, avait été victime d'un faux placement l'an dernier. Un homme l'appelle, dit qu'il est « enquêteur au Centre antifraude » et que son argent a été retrouvé. Il lui demande de confirmer ses coordonnées bancaires. Elle se rappelle avoir lu que l'organisme ne demande jamais de renseignements bancaires. Elle raccroche, appelle sa banque au numéro au dos de sa carte, puis signale la tentative au CAFC. Aucun argent n'a bougé. Ce qui a fonctionné : une règle simple apprise à l'avance et un rappel par un canal officiel.

Scénario réaliste (illustratif) 2 : les « frais » payés à Gatineau

Monsieur T., 54 ans, a perdu quelques milliers de dollars dans un faux site de placement. Une femme qui se dit du CAFC lui explique qu'un fonds d'indemnisation existe, mais qu'il doit d'abord verser 1 200 $ de « frais de conformité » par transfert. Il le fait, puis reçoit une deuxième demande de 2 500 $. C'est là qu'il appelle sa fille, qui lui dit d'appeler la banque. Il informe la banque, la police et le CAFC le jour même, change ses mots de passe et surveille ses comptes. Récupérer les 1 200 $ n'est pas garanti, mais il évite de verser les 2 500 $ suivants. Ce qui compte : arrêter à la deuxième demande et signaler vite.

Scénario réaliste (illustratif) 3 : l'accès à distance à Québec

Madame R., 72 ans, reçoit un appel d'un « agent antifraude » qui lui demande d'installer un logiciel pour « sécuriser son ordinateur » avant de rembourser son argent. Elle donne l'accès et se connecte à sa banque en ligne pendant la session. Quelques heures plus tard, elle constate des transferts inconnus. Elle éteint l'ordinateur, appelle sa banque, change ses mots de passe depuis le téléphone de sa petite-fille et fait vérifier l'ordinateur par un technicien avant de le rebrancher. Ce qui a limité les dégâts : couper la connexion, appeler la banque tout de suite et ne pas rebrancher l'appareil sans vérification.

Budget et prix au Québec : combien coûte la réaction?

Signaler une fraude à la police et au CAFC est gratuit; changer vos mots de passe et activer la vérification en deux étapes aussi. Les seuls coûts réalistes sont ceux d'une carte remplacée (souvent gratuite, selon votre banque) et, si vous avez donné un accès à distance, d'une vérification technique de l'appareil. Nous ne citons aucun tarif de banque ou d'agence de crédit, car nous n'avons pas consulté leurs grilles.

ActionCoût typiqueNotes
Signalement au CAFC et à la police0 $Service public
Blocage et remplacement de carteÀ confirmer avec votre banqueDemandez si des frais s'appliquent dans votre cas
Changement de mots de passe, 2FA0 $Un gestionnaire de mots de passe peut avoir un abonnement
Alerte de fraude, dossier de créditSelon l'agence : consultez Équifax et TransUnionNon vérifié pour cet article
Vérification technique de l'ordinateur (à distance)119,99 $ CAD pour 60 minutesConsultation experte IT Cares, taxes en sus
Firme « de récupération » qui exige un paiement d'avanceÉvitezSigne typique de fraude, selon le CAFC

La consultation d'une heure chez IT Cares, à 119,99 $ CAD, permet de faire vérifier à distance un ordinateur après un accès à distance, de désinstaller les logiciels suspects et de revoir vos paramètres de sécurité. Elle ne remplace pas la banque, la police ni le CAFC, et nous ne pouvons pas récupérer de l'argent perdu. Nous vous aidons à fermer les portes que les fraudeurs ont ouvertes.

Ressources gouvernementales et officielles

Les trois ressources de base sont le site du Centre antifraude du Canada (antifraudcentre-centreantifraude.ca), son portail de signalement (signalercyberetfraude.canada.ca) et votre service de police local. Le numéro sans frais du CAFC est le 1-888-495-8501.

Pour la fraude visant les entreprises (factures falsifiées, faux PDG), voyez nos guides sur la fraude par courriel BEC et la fraude de facture fournisseur, ainsi que notre article sur l'usurpation d'identité du PDG.

Quand appeler un professionnel

Appelez un technicien si vous avez donné un accès à distance, si vous avez installé un logiciel à la demande d'un inconnu, si votre ordinateur se comporte étrangement après l'appel ou si vous ne savez pas quels comptes sont touchés. Pour l'argent perdu, vos premiers appels sont la banque, la police et le CAFC, pas un technicien.

IT Cares offre du soutien à distance partout au Canada et sur place au Québec depuis 2014. Nous nous connectons à votre appareil sous vos yeux, vérifions les logiciels, sécurisons vos comptes et vous expliquons chaque étape. Appelez le 1 (888) 711-9428 ou réservez une séance. Gardez en tête que nous ne vous demanderons jamais de virer de l'argent à un « compte sécurisé » ni votre NIP.

Encore bloqué? Un technicien peut intervenir maintenant

Soutien à distance IT Cares : nous nous connectons à votre appareil, réglons le problème sous vos yeux et vous expliquons ce qui s'est passé.

Questions fréquentes

Est-ce vraiment le Centre antifraude du Canada qui m'appelle?
Probablement pas, si on vous demande de l'argent, un virement, un accès à distance, des données bancaires ou des codes. Selon les pages du CAFC lues le 1er octobre 2026, l'organisme ne demande jamais ces choses. Raccrochez, puis communiquez vous-même avec le CAFC au 1-888-495-8501 ou avec votre banque au numéro au dos de votre carte.
Le CAFC peut-il me rembourser l'argent que j'ai perdu?
Les pages que nous avons lues décrivent le CAFC comme un organisme qui reçoit les signalements, et non comme un service qui rembourse les particuliers. Une personne qui vous promet un remboursement en échange d'un paiement est un signal d'alarme. Pour la récupération éventuelle de fonds, parlez à votre banque et à la police.
Que faire si j'ai donné mon numéro de carte à un faux enquêteur?
Appelez immédiatement votre banque ou l'émetteur de la carte au numéro au dos, expliquez ce que vous avez communiqué et demandez le blocage et le remplacement de la carte. Surveillez ensuite vos relevés tous les jours. Faites aussi un rapport à la police et signalez la fraude au CAFC.
Que faire si j'ai donné un accès à distance à mon ordinateur?
Déconnectez l'appareil d'Internet ou éteignez-le, puis changez vos mots de passe depuis un autre appareil, en commençant par le courriel et la banque. Appelez votre banque. Faites vérifier l'ordinateur avant de le rebrancher, car des logiciels peuvent être restés installés.
Comment signaler cette fraude au Canada?
En ligne sur signalercyberetfraude.canada.ca (de façon anonyme si vous le souhaitez) ou par téléphone au 1-888-495-8501, du lundi au vendredi de 10 h à 16 h 45 (heure de l'Est). Contactez aussi votre police locale dès que possible si vous êtes victime.
Pourquoi m'appellent-ils après ma première fraude?
Le CAFC indique que les fraudeurs de récupération de fonds ciblent d'anciennes victimes en prétendant récupérer leur argent perdu. Ces personnes sont motivées à retrouver leur argent et plus enclines à croire un appel de suivi. Prévenez votre entourage et gardez la règle de raccrocher et de rappeler par un canal officiel.
Le numéro affiché est celui du gouvernement. Est-ce une preuve?
Non. Le CAFC avertit que les fraudeurs falsifient numéros de téléphone et en-têtes de courriel, donc un numéro affiché ne prouve rien. Raccrochez et rappelez par un numéro que vous avez trouvé vous-même sur un site officiel ou au dos de votre carte.
Les agences de crédit (Équifax, TransUnion) devraient-elles être avisées?
Si vous avez donné votre NAS, votre date de naissance ou des pièces d'identité, il est prudent de vous renseigner auprès d'Équifax Canada et de TransUnion Canada sur les alertes de fraude. Nous n'avons pas consulté leurs procédures; vérifiez sur leurs sites officiels les étapes et les frais éventuels.
Quelle est la différence avec l'arnaque du texto SAAQ ou Revenu Québec?
Le texto SAAQ ou Revenu Québec mise sur une fausse amende ou un faux solde et un lien à cliquer. La fausse récupération de fonds vous contacte après une perte réelle et promet un remboursement contre paiement ou accès. Les deux exigent de ne rien payer sous pression et de vérifier par un canal officiel.
Comment protéger mes parents âgés?
Parlez-leur de cette fraude avant l'appel, convenez de la règle « on raccroche et on appelle un proche », désignez une personne de confiance à consulter avant tout paiement, et activez la vérification en deux étapes sur leurs comptes. Rassurez-les : une victime n'a pas à avoir honte.
Puis-je faire confiance à une firme qui promet de récupérer mon argent?
Soyez très prudent. Les fraudeurs de récupération de fonds, selon le CAFC, exigent des frais administratifs, des taxes ou des dépôts. Ne payez rien d'avance, ne donnez jamais d'accès à distance, et demandez conseil à la police ou à un avocat avant de vous engager.
IT Cares peut-il récupérer mon argent?
Non. Nous ne pouvons pas récupérer de l'argent envoyé à un fraudeur. Nous pouvons vérifier votre ordinateur à distance, retirer des logiciels suspects et sécuriser vos comptes. Pour l'argent, appelez d'abord votre banque, la police et le CAFC.

Sources et références officielles

Dernière vérification : 1er octobre 2026